Au total 1700 élèves risquent de faire une année blanche. Jusqu’à présent, aucune solution n’a été trouvée. L’affaire concernant les 117 établissements non homologués est toujours en procédure judicaire, le ministère de l’éducation nationale ayant interjeté appel.
Plusieurs élèves sont contraints de passer une année blanche. « Les 1700 élèves qui étudient dans les établissements fermés pour irrégularités traversent une période difficile. Tout d’abord, pour ceux qui sont en classe d’examens et qui se plaisent dans leurs établissements qui seront confrontés à tout ce changement. Ensuite, ceux qui ont de bonnes moyennes et des mentions et qui ne pourront pas trouver d’autres écoles, ces élèves rétrogradent dans d’autres établissements. Sans oublier la conséquence financière de ces établissements », souligne Me Djamal El-dine Bacar dans une vidéo de Fcbk-Fm.
Il explique que ces établissements ont eu recours à la justice en suivant les procédures de référé. « Ils ont expliqué qu’ils sont en urgence car ils ne pouvaient pas laisser les 1700 élèves sans école. En sachant que les écoles qui sont autorisées à ouvrir ne seront pas capables de les accueillir tous », précise l’avocat qui estime que cette mesure ne devait pas être prise 4 jours avant la rentrée mais au moins 6 mois auparavant. Selon lui, ces 117 établissements qu’il représente ne sont pas en train de revendiquer un non-lieu sur l’amélioration dans le secteur de l’éducation, mais ils exigent un peu plus de considération et surtout de la communication, avec un délai de préavis raisonnable. « Je pense qu’il est mieux de communiquer dans chaque décision pour que les établissements prennent des initiatives. Si cette mesure était prise un peu plus tôt, ces établissements allaient pouvoir prendre les mesures nécessaires afin de se mettre en conformité avec les normes », a-t-il martelé.
Me Djamal El-dine estime que la justice a été équitable en ordonnant la reprise des cours dans les 117 écoles fermées, car les responsables n’étaient au courant d’aucune date butoir. « La justice nous a compris puisque le moment était mal choisi, les responsables n’étaient pas mis en condition pour se préparer. Donc la justice nous a donné gain de cause en ordonnant la suspension de la décision du ministre et autorisant l’ouverture de ces établissements au moins pour cette année déroulante », souligne-t-il.
Selon ses dires, le ministre conteste cette décision de justice et a décidé de faire appel. « Malheureusement, à la suite, il a fait sortir une note en demandant aux élèves concernés d’aller s’inscrire dans d’autres établissements pourtant les cours ont déjà débuté. Par ailleurs, plusieurs demandes de dossiers ont fait l’objet de cette note comme l’envoi des dossiers des candidats aux examens nationaux, la prise des photographies, des mesures qui ne devraient pas être faite en octobre », explique-t-il. Notons que depuis l’appel interjeté par le ministère, il ne s’est jamais présenté devant la cour à aucune de ses trois audiences.
Mohamed Ali Nasra
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