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des Comores

Education : L’enseignement en Shikomori exigé dans le préélémentaire

Education : L’enseignement en Shikomori exigé dans le préélémentaire © : HZK-LGDC

Les établissements scolaires publics et privés sont priés par le ministère de l’éducation de respecter la loi sur l'enseignement en Shikomori et la transmission des valeurs culturelles comoriennes. Cette initiative a pour but de renforcer l'enseignement des valeurs culturelles comoriennes et initier les élèves à la religion musulmane.


Dans un communiqué officiel en date du mardi 10 décembre, le ministère de l'éducation nationale a réaffirmé l'obligation pour les établissements scolaires, tant publics que privés, de dispenser l'enseignement durant les deux premières années du préélémentaire (EP1 et EP2) en ShiKomori, conformément à l'article 5 de la note circulaire n°24-007 du 10 septembre 2024. Cette mesure vise à renforcer l'enseignement des valeurs culturelles comoriennes et à initier les élèves à la religion musulmane.

La note rappelle que cette directive est en adéquation avec la loi n°20-034/AU du 20 décembre 2020, promulguée par le décret n°21-005/PR du 30 janvier 2021, qui révisait la loi n°94-035/AF relative à l'orientation de l'Éducation. En vertu de cette loi, il est stipulé que « l'enseignement durant les deux premières années du préélémentaire (EP1 et EP2) est assuré spécifiquement en Shikomori, avec une attention particulière à l'initiation aux valeurs culturelles comoriennes et à la religion musulmane », lit-on dans le communiqué.

Le ministère exige des établissements, qu'ils « garantissent non seulement l'enseignement préélémentaire en Shikomori, mais aussi la transmission des valeurs précitées aux enfants. En outre, il est demandé de placer des enseignants compétents, maîtrisant le Shikomori, les valeurs culturelles comoriennes et ayant une connaissance de la religion musulmane », précise-t-il. Toutefois, les compétences d'écriture de l'arabe et de lecture du Coran ne sont pas requises à ce niveau. Notons que dans le but de garantir le respect de cette directive, le ministère a mis en place un dispositif de suivi et de contrôle via l'inspection générale de l'éducation. Des rapports de suivi seront réalisés et des mesures appropriées seront prises à l'encontre des établissements qui enfreindront ces règles fixées par la loi.

Mohamed Ali Nasra

 

 


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