A quelques heures de la sortie de grève illimitée annoncée par le Syndicat National des Enseignants de l’Université des Comores (SNEUC), le ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Moindjié Mohamed Moussa, nous fait un point. L’occasion pour lui de parler des perspectives qu’envisagent son ministère pour une éducation sereine le long de cette gouvernance et dans l’avenir.
En l’espace de 5 mois, l’actuel ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Moindjié Mohamed Moussa a eu à gérer trois grèves. Pour lui, chacune d’elles lui appris quelque chose de nouveau et lui a révélé la maladie que traverse le secteur. Bien qu’il s’estime heureux de les avoir toutes gérées dans les meilleures conditions possibles, Moindjié affirme que la plus révélatrice a été celle des étudiants. « Je les ai félicité de s’être soulevé tôt car il me semblait qu’il y’avait quelque chose qui clochait dans ce dossier », nous confie-t-il dans son bureau. Dans la bonne humeur, cet ancien cadre de la Société Comoriennes des Hydrocarbures précise que « 2020 est l’année de l’éducation nationale ».
Il le promet et étale au cours de la discussion les chantiers que va lancer son ministère pour assurer la pérennité de l’éducation nationale. « Nous allons mettre le paquet pour arriver à bout dans l’émergence des Comores », soutient-il. Pour triple M, le plus important est de commencer par le changement de mentalité et la prise de responsabilité de chacun pour un devenir meilleur de l’éducation nationale. Ainsi, le ministre dit que son institution espère commencer par la formalisation des écoles préscolaires. « Dans le temps, nous avions des écoles coraniques qui, elles, dans le temps éduquaient les bases du savoir vivre, du savoir être, du respect et d’une bonne éducation. Nous devons revoir toutes ces valeurs pour les revaloriser car ce sont elles qui nous différencient des autres pays bien qu’il y ait entre nous et ces peuples des ressemblances », explique-t-il.
Des ambitions pour revaloriser l’éducation comorienne Moindjié en a, et il dit qu’en plus de l’enseignement général, il doit y a voir un enseignement professionnel, un enseignement technique et un enseignement scientifique qui seront adaptés au premier. « Nous devons formaliser notre éducation en valorisant les acquis de l’expérience », poursuit-il. Sur ce, le ministre dit qu’un grand projet va voir le jour. Et que celui-ci exige à mettre en place trois grandes écoles notamment une pour le secteur de l’informatique et des télécommunications, une autre pour le secteur des énergies et une autre pour le secteur des bâtiments et travaux publics. « Nous devons aspirer à être en mesure de faire de l’émergence une réalité et cela passera par l’éducation. Le président est bien conscient de cela et ne cesse d’encourager ce qu’il y a à faire », lance-t-il. Pour cela, le ministre exige que le système soit harmonisé, qu’il n’y ait plus d’adaptation car dit-il « le système actuel ne correspond pas à l’ambition d’un pays émergent ».
« Le secteur de l’éducation et celui de la santé figure parmi les projets dits sectoriels dans la conférence qui a lieu à Paris et je vous assure et je l’espère qu’une grosse somme sera investie dans l’éducation pour que dans l’avenir le pays ait des techniciens dans tous les domaines capables de rivaliser à ceux du reste du monde », espère-t-il. Pour lui, Moindjié dit qu’actuellement et pour ainsi atteindre tous ces objectifs, le ministère dont il est à la tête ambitionne la réorientation et la réorganisation de l’administration. « Je sais que les compétences il y a maintenant il nous faut le stimulus pour inciter les gens à bien travailler », conclu-t-il.
A.O Yazid
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