C’est un mini séisme dans la course à la députation. Dans la region de Hamahamet, la candidature du ministre des affaires étrangères, Mbae Mohamed n’apparait pas dans la liste des candidats provisoirement retenus dans la 29e circonscription. D’ailleurs dans cette grande region du nord de la Grande-Comore, seule la candidature de l’ancien Ambassadeur en Arabie Saoudite, Dr Hamidou Karihila a été acceptée.
Le ministre des affaires étrangères a été rattrapé par la patrouille. Sa candidature est provisoirement recalée pour cause de dossier incomplet. Si le chef de la diplomatie n’est pas personnellement remis en cause, sa candidature est néanmoins rejetée, pour défaut de carte d’électeur de son colistier. C’est en tout cas ce qu’on peut lire « Manque de la carte électorale ou de l’attestation de l’inscription du suppléant » dans la décision 24-003/CENI/P, de la CENI, portant liste des candidats rejetés, qui se réfère, à l’article 155 du code électoral. « Le rejet d’une déclaration de candidature ou d’une liste de candidats doit être motivé ».
À Ngazidja, sur les 66 dossiers déposés, onze ont été provisoirement rejetés. Entre autres, le dossier du leader du parti Chuma, Amine Nacr-Edine. On reproche à l’héritier politique du prince, Said Ali Kemal de n’avoir pas fourni de certificat de nationalité. S’il veut rejoindre les quatre autres candidats dont les dossiers ont été acceptés dans la 20e circonscription, le candidat de l’une des vieilles formations politiques du pays doit fournir cette pièce manquante. Le fils du porte-parole du collectif des cinq (5) candidats de l’opposition, Ridjali Aboudou Soefo, connait la même mésaventure avec l’absence d’une carte d’électeur.
Dans l’ile d’Anjouan, trois candidatures ont été rejetées dont celle de l’ancien directeur général des Aéroports des Comores (ADC), Yasser Assoumani. Inscrit dans la 6ème circonscription de Sima1, prince déchu du régime actuel, il n’a pas pu fournir, lui et son suppléant leurs extraits d’acte de naissance. Si cette situation devait perdurer, cela ouvrirait un long boulevard pour l’actuel président de l’Assemblée de l’Union, Moustadroine Abdou qui rempile pour un second mandat. Sur les 11 circonscriptions de l’île, et en attendant les recours, ce sont en tout 36 candidats qui vont concourir pour gagner le suffrage des anjouanais.
À Mwali, dans la deuxième circonscription (Mtsutruni), le ministre premier, Dr Aboubacar Said Anli est sûr d’être élu. Et pour cause, il est le seul candidat à s’être présenté, tout comme presque la plupart des autres candidats qui se trouvent être tous issus de la majorité actuelle à l’exception d’une candidature. Cette situation résulte du retrait des candidats, et listes de l’opposition pour les échéances électorales de 2025. Dans une déclaration en forme de communiqué datant du 18 novembre dernier, le collectif de l’opposition à Mwali dit se retirer des élections. « Les candidats Moheliens de l’Opposition Unie des Comores, qui s’apprêtaient à participer aux élections législatives et communales à Mohéli, constatant la préparation des élections non crédibles, et tenant compte des attentes légitimes de la population, ont décidé de retirer leurs candidatures pour ne pas prendre part aux élections en cours ». Sur l’ensemble du territoire, si la situation ne devait pas évoluer, ce sont 80 candidats qui partiraient à la conquête des trente-trois (33) sièges de députés, que va compter la prochaine législature.
Imtiyaz
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