Delphine Soudjay vient d’arriver aux Comores pour soutenir son mari Chamoun du mouvement Mabedja, emprisonné pour terrorisme depuis le 25 aout dernier.
Delphine Soudjay a fait le trajet Paris-Moroni pour soutenir son mari Chamoun Soudjay. Ce dernier est derrière les barreaux depuis le 25 aout pour « complicité d’attroupement, trouble à l’ordre public, participation à un groupe criminel organisé, et association des malfaiteurs en vue de commettre un attentat » avec un autre compagnon d’infortune, Farhane Attoumani. A son arrivée à l’aéroport de Hahaya où Me Gerard Youssouf, un des avocats de son mari, l’attendait, Mme Soudjay a été retenue dans un bureau de la police pendant plusieurs minutes. Si elle a fini par pouvoir repartir, ce n’est pas avec son passeport ni celui de son enfant en bas âge, qu’elle devrait aller « récupérer » ce vendredi auprès des services de visa du ministère de l’intérieur.
Dans une conférence de presse donnée il y a une dizaine de jours, les avocats de ces membres de la diaspora comorienne de France venus à Moroni mener une lutte pacifique pour les droits citoyens, estimaient qu’il y a dans cette affaire « une volonté d’intimider le citoyen comorien ». « Aller jusqu'à les accuser d'une association des malfaiteurs, cela en dit long sur la volonté d'intimider le citoyen comorien à ne plus manifester. C'est ce qu'ils ont fait pour détruire l'avenir de ces jeunes. Malheureusement nous sommes dans un régime où personne n'a le droit de manifester son mécontentement. C'est tout simplement une manigance mise en place pour déstabiliser les Mabedja. La Constitution n'est pas respectée, elle est plutôt remise en cause. Depuis 2018, ce régime ne cesse de violer les droits du citoyen ».
Andjouza Abouheir
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