Une réunion trimestrielle pour la validation, la coordination et la consolidation des données sur les violences basées sur le genre s'est tenue du mardi au mercredi dernier au centre rural pour le développement économique (CRDE) de Fomboni. Il en est ressorti que dans les deux trimestres de cette année 137 cas de violence sont enregistrés. Les règlements des cas à l’amiable est pointé du doigt.
La police et la gendarmerie nationales, des représentants de l'UNFPA, des maires et quelques organisations de lutte contre les différents types de violences se sont regroupés au CRDE de Fomboni ce mardi. L'ordre du jour portait sur la validation et la consolidation des données sur les violences faites aux femmes et aux enfants. Une manière qui va permettre de prendre les meilleures décisions ainsi que de définir les meilleures stratégies. Ce travail permettra également aux responsables de ce domaine notamment le service d'écoute et le commissariat du genre de voir d'une manière globale l'évolution de la situation de ce fléau mais aussi la façon dont il faut se préparer dans l'avenir.
« Nous ne sommes pas sans savoir que ces actes barbares ne cessent de prendre de l'ampleur sur le territoire national. Donc cet atelier nous permet d'avoir une idée sur comment les choses évoluent en fonction des efforts fournis pour éradiquer ce fléau », explique Soibahadine Hadji, le chef du programme de lutte contre les violences basées sur le genre. Selon les données du service d'écoute, l'île de Mohéli a enregistré plus des cas de violences faites aux femmes et aux enfants que les autres îles de l’archipel. « Ce n'est pas qu'Anjouan et la Grande-comore n'enregistrent pas des cas des violences, la réalité est que les chiffres enregistrés à Mohéli expliquent l'étroite collaboration entre le service d'écoute et toutes les parties prenantes qui se battent contre les différents types de violences. Et là, la sensibilisation passe mieux que sur les autres îles », devait nuancer M. Soibahadine.
Dans les deux trimestres de cette année, soit du mois de janvier au mois de juin dernier, selon les présentations faites, 137cas de violences sont enregistrés à Mohéli. Soit 47 cas au cours du premier trimestre de l'année et 90 cas dans le second trimestre, allant du mois d'avril à juin. Sur ce 137cas, 26 sont des violences sexuelles faites notamment aux mineurs. 20 cas sont des violences physiques et 84 cas des violences de nature économique. Ce qui est un record par rapport à l'année dernière. Selon madame Zaharati Madi, responsable du service d'écoute, sur ces 137cas, 57 ont été pris en charge médicalement et 29 cas ont été traités à la justice. « Les autres cas restants sont arrangés à l'amiable entre les familles des agresseurs et les familles des victimes » a-t-elle regretté. Une situation qui a surpris les participants et qui sera tenue en compte pour tenter de redresser la tendance lors de ce dernier semestre.
Riwad
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