Reçu hier mardi au ministère en charge de l’énergie, le directeur du Bureau Géologique des Comores a montré l’évolution du dossier de la géothermie et du biogaz. Sur ce dernier, Salah Eddine Said Ahmed Cheikh explique que le projet devrait donner des résultats d’ici janvier 2020.
A travers le programme COI ENRGIE, l’Union des Comores a bénéficié d’un projet sur le biogaz. Il était question de la mise en place d’une micro centrale électrogène à partir du biogaz avec des déchets organiques pour alimenter dans un premier temps Moroni. Et sur ce projet, le directeur général du Bureau Géologique des Comores montre que les travaux vont bon train. L’institution informe que ce projet-pilote qui concerne dans un premier temps Moroni est capable de fournir 9 mégawatts pour ainsi alimenter la capitale à l’aide de l’énergie du biogaz obtenue à partir des déchets.
Cette initiative financée par la Commission de l’Océan Indien dans son programme COI ENERGIE à hauteur de 40% et par le gouvernement comorien à 60% devrait donner les résultats attendus d’ici janvier 2020. « Les bio fermentateurs sont déjà achetés, les moteurs en place et des experts sont actuellement en Chine pour l’achat des accessoires restants à l’image des camions devant servir à la collecte des déchets (ménagers et hospitaliers) à Moroni », explique Salah Eddine Said Ahmed Cheikh.
Le directeur général du BGC s’est aussi exprimé sur la géothermie. Et dans ce sens, il montre que le projet avance considérablement. « Toutes les études ont été réalisées et une équipe d’experts néo-zélandais s’installera aux Comores dans trois semaines pour ce projet susceptible de fournir jusqu’à 40 mégawatts alors qu’actuellement, Ngazidja a besoin de 13 mégawatts pour assurer la régularité de la fourniture d’électricité », précise-t-il. À l’en croire, les négociations vont incessamment s’engager avec les habitants de Bahani qui seraient indemnisés en ce sens que la route qui doit mener vers le Karthala sera au départ de cette localité de la région Itsandra. « Il s’agit d’une énergie des plus stables », indique-t-il, avant d’ajouter que « l’Union africaine doit être saisie pour cette initiative dans la mesure où, cette institution n’attendrait qu’un pas du gouvernement comorien ». Pour rappel, le projet est actuellement dans une phase de collecte de fonds et 26 des 53 milliards nécessaires sont déjà acquis.
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