La Commission de l’Océan Indien à travers le projet COI Energie vient de lancer un projet d’assistance au développement d’un système d’information et d’un observatoire régional de l’énergie pour ses pays membres. L’idée est d’assister les pays membre à la collecte des données énergétiques et la mise en place d’un observatoire régional de l’énergie.
Collecter les données énergétiques pour le développement du secteur tel est l’ambition de la Commission de l’Océan Indien. D’où la mise en place d’un projet d’assistance au développement d’un système d’information et d’un observatoire régional de l’énergie pour les pays membres de la COI. Le travail est confié à ENER DATA, une société française et de Fraunhofer, une société allemande. Hier, la mission était à Moroni pour un premier contact avec les différents acteurs de l’énergie. « Le projet consiste dans un premier temps à améliorer les données et indicateurs du secteur énergétique pour le développement du secteur », avance José Mestre, le chargé de la stratégie énergétique dans la zone.
Les deux entreprises auront la tâche dresser un état des lieux de l’existant dans les différents pays en matière de Système d’Information Energétiques (SIE), développer un observatoire régional alimenté par les SIE nationaux, améliorer le suivi statistique de l’énergie dans les 5 pays membres, aider les Etats membres qui n’ont pas de Système d’Information sur l’Energie, résumer et suivre les politiques et programmes nationaux et régionaux dans le secteur, une capacité building pour les pays et pérenniser l’observatoire de l’énergie. « Le projet a débuté il y a 3 semaines et il a pour but d’analyser la situation énergétique de chaque pays pour voir si les SIE existe et une cartographie des institutions et acteurs qui produisent ou qui collectent des données énergétiques », montre Karine Pollier, chef de projet à ENRADATA.
Le développement d’un système d’information et d’un observatoire régional de l’énergie pour les pays membres comporte 6 phases. Il y a le statut du SIE dans les 5 pays qu’il débute actuellement, la définition d’une architecture commune du SIE, l’assistance aux pays membres pour la collecte des données, le calcul des indicateurs et de la balance énergétique, la création d’un observatoire d’énergie pour suivre la situation énergétique dans les Etats membres et au niveau régional et des recommandations pour la pérennité de l’observatoire. « Le projet va se faire dans chaque Etat membre et nous allons avoir deux à trois missions pendant les 6 mois, indique-t-elle. Au mois de février, on fait un état des lieux des SIE. En avril, nous allons entamer l’architecture des SIE et les formations et juin et aout, la présentation de l’observatoire ».
Le SIE va permettre de suivre les progrès en matière d’Efficacité Energétique (EE) et Energies Renouvelables dans les pays membres de la COI, de suivre les impacts politiques EE/ER au niveau national, de suivre la pénétration des technologies EE/ER et de comparer les territoires. Elle va permettre aussi de faire des bilans énergétiques pour l’ensemble des régions et au niveau national, améliorer le contexte des données, établir des indicateurs moyens pour la région et une base pour les projections et les scenarios. « Un projet d’arrêté est déjà préparé. Il va permettre d’identifier les institutions pour la mise en place d’un comité pour la collecte des données. Et là, on a attend que la signature », Ahmed Karim Farida, la directrice des ER aux Comores. Actuellement, ce sont la Réunion, Maurice et Madagascar qui possèdent des SIE. Aux Seychelles, il est partielle et rien pour les Comores.
Mohamed Youssouf
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