L'intersyndicale de l'éducation nationale menace de déclencher une grève illimitée à partir du mois de février, et ce après un signal fort de 48h d’arrêt de travail les 21 et 22 janvier derniers.
Grève par-ci, grève par-là. Après deux jours de grève les mardi 21 et mercredi 22 janvier dans les lycées et collège sur le territoire national, l’intersyndicale menace de déclencher une grève illimitée jusqu’à ce qu’elle obtienne gain de cause. Comme à l’accoutumée, les revendications se focalisent sur le respect d’un protocole d’accord entre les syndicats et le ministère de l’éducation. Lequel protocole comporte les avancements indiciaires, le paiement du mois de mai 2017, le cadre de dialogue et de consultation sociale et la retraite.
La grève de 48H a été largement suivie, se félicite le secrétaire général de l’intersyndicale. Les cours ayant repris depuis le 23 janvier, l’intersyndicale espère bien que dans cet intervalle un climat favorable et apaisé sera installé, par la satisfaction des revendications bien entendu. Pas sûr puisque les enseignants ont la désagréable impression que le ministère de tutelle fait la sourde oreille. Dans un entretien téléphonique, le secrétaire général de l’intersyndicale annonce en effet que les enseignants s’apprêtent à tenir un rassemblement national d’ici peu pour décider de la suite à donner en cas de fin de non-recevoir.
La grève illimitée tant brandie risque de prendre une autre forme car les enseignants n’excluent pas de battre le pavé pour se faire entendre. Un vœu pieux dans un Etat où même les mouches sont interdites de faire du bruit. « Nous attendons un peu plus du ministère de l’éducation et nous espérons qu'ils répondront favorablement à nos doléances » devait nous confier Moussa Mfoungouliye. Après une première rencontre, certains enseignants commencent à percevoir leur salaire du mois de mai 2017. Une goutte dans l’océan au regard du nombre d’exigences.
Il faut dire l’enseignement secondaire n'est pas le seul à être en froid avec le ministère de l’éducation. Le syndicat des enseignants de l’Université aussi sont vent debout. Ils ont presque les mêmes revendications et les négociations avec le ministère de l’intérieur ne sont pas au beau fixe. A croire que l'éducation est le pilier de toute émergence…
Andjouza Abouheir
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