La Gazette

des Comores

Enseignement supérieur / Des mesures lourdes pour redresser l'université

Enseignement supérieur / Des mesures lourdes pour redresser l'université © : HZK-LGDC

Après avoir passé une année à la tête de l’Université des Comores, Dr Abdullah Ben Hassane dresse un bilan qui, selon lui, est satisfaisant. Dans un entretien qu'il a accordé à La Gazette des Comores et Al-Watwan, il annonce des mesures à entreprendre pour la survie et vers un redressement de l'institution créé en 2003. D’après lui, deux audits financier et administratif sont en cours.


Compte tenu de la situation financière difficile que traverse actuellement l'Université des Comores, laquelle est aggravée suite à la suppression depuis 2006 de la taxe spéciale sur le riz ordinaire créée pour contribuer au financement de l'Université, la direction de l’établissement envisage de prendre des mesures exceptionnelles pour assurer la survie et le redressement de l'institution. C’est ainsi que dans un premier temps, « nous avons fixé à 5000 FC, la généralisation du frais de retrait du dossier d'inscription à tous les étudiants de premier et deuxième cycles », précise le président de l’Udc, Dr Abdullah Ben Saïd Hassane.

 

Parmi les mesures prises lors d'une réunion tenue le 11 septembre dernier, on peut citer l'augmentation de 2 heures d'enseignement à la charge horaire hebdomadaire réglementaire de tous les enseignants permanents (enseignants-chercheurs, enseignants et contractuels), mais aussi la réduction du taux horaire des heures supplémentaires, passant de 4750 FC à 4000 FC. Notons que dès la rentrée universitaire 2019-2020, une visite médicale est rendue obligatoire pour tout(e) étudiant(e) candidat(e) à une inscription.

 

« Cette visite est assurée par des médecins agréés, et est assortie d'un certificat médical dont le coût est fixé à 5000 FC », poursuit-il avant d’ajouter que des projets générateurs de revenus prioritairement identifiés qui s'inscrivent dans le cadre de l'amélioration des conditions de vie de la communauté universitaire estimée à environ 14600 personnes, notamment la mise en place d'un restaurant universitaire et l'instauration d'un service de reprographie et de numérisation par composante, participeront à cet effort de redressement financier. Et pour garantir sensiblement la santé financière de l'Université, un comité est mis en place pour les études de faisabilité de ces projets, qui, selon lui, permettront de décider des options de leur mise en œuvre.

 

Dans cet entretien aux deux quotidiens nationaux, qui a duré plus de une heure et demi, le président de l’Udc se réjouit de son bilan annuel. Il pense que presque toutes les missions pour lesquelles il a été nommé par le chef de l’état le 10 septembre 2018 sont arrivées à terme. Et parmi ces misions, dit-il, il y a la rentrée scolaire 2018/2019, le budget de l’Udc et la révision des textes statutaires. Deux volets à savoir le plan stratégique et le plan de développement de l’Udc.

 

Le président a évoqué aussi les deux audits: l’un financier et l’autre administratif et académique. Le 1er est déjà en cours depuis le 5 septembre dernier avec un cabinet de Mauricien et le 2eme débutera bientôt. « Nous les attendons incessamment pour venir évaluer l'aspect pédagogique, c’est-à-dire si les enseignements et la formation sont aux normes » précise-t-il. (Suite dans notre prochaine édition)


Ibnou M. Abdou

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.