Un atelier de sensibilisation sur l’intégration du numérique dans l’enseignement a eu lieu vendredi 14 février à Moroni. Organisé par l’ACTIC et Comor’lab, grâce au consortium FDACEBEDES-Xudodo, ce projet vise à renforcer les compétences des jeunes filles et femmes dans les domaines scientifiques et technologiques.
Le secteur du numérique reste encore peu investi par les femmes aux Comores. Pour inverser cette tendance, l’ACTIC et Comor’lab ont organisé un atelier de lancement du programme STIM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) et éducation numérique pour les filles et les femmes, en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale vendredi 14 février dernier. Ce projet, rendu possible grâce au consortium FDACEBEDES-Xudodo, et mis en œuvre dans plusieurs pays (Madagascar, Bénin et Comores), vise à encourager l’accès des jeunes filles aux métiers scientifiques et technologiques. « Nous avons constaté que les filles ont des compétences, mais qu’elles se replient lorsqu’il s’agit du numérique. Or, dans des domaines comme l’intelligence artificielle, elles s’adaptent très vite », explique Chamsoudine Soudjay, secrétaire général de l’ACTIC / Comor’lab. Il souligne que le projet cible principalement les collèges et lycées, afin d’éveiller dès le plus jeune âge un intérêt pour ces métiers.
L’objectif est également de sensibiliser les parents et les établissements scolaires à l’importance d’une éducation plus inclusive. « Nous attendons que les établissements et le ministère comprennent ces enjeux et favorisent l’intégration du programme dans les écoles », insiste Chamsoudine Soudjay. Mohamed Chayima, chargée de marketing et de sensibilisation à l’ACTIC / Comor’lab, rappelle que le programme s’appliquera dans plusieurs établissements, tels que l’école Abdoulhamid, l’école publique de Ouellah, le lycée Said Mohamed Cheikh et certains établissements du Sud. « Nous souhaitons construire des outils éducatifs innovants pour renforcer les compétences des enseignants et des élèves », ajoute-t-elle.
Notons que cet atelier de lancement a réuni plusieurs acteurs du secteur éducatif et du numérique, parmi lesquels le ministère de l’éducation nationale, Campus France, Msomo na Hazi, l’AFD, la Banque mondiale et des inspecteurs pédagogiques. Ce programme, totalement gratuit, s’étendra sur trois ans et ambitionne de donner aux jeunes filles les clés pour s’orienter vers les métiers d’avenir dans le numérique.
Mohamed Ali Nasra
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC