L'organisation internationale du Travail (OIT) a organisé au niveau du pays un programme de formation pour entreprises durables. L'objectif est de renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises (PME) à se préparer contre les aléas qui déstabilisent les activités des entreprises tels que les catastrophes, les conflits et les pandémies. La formation a été dispensée dans les trois îles.
La crise de la Covid-19 a montré au monde entier combien c'est important de se préparer au pire. Mise à part le secteur de la santé, le monde du travail est largement touché et moult entreprises sont mises à mal. C'est pour éviter des tragédies au niveau des entreprises que l'Organisation Internationale du Travail a organisé à travers le Mouvement des entreprises comoriens (Modec) un programme visant à renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises du pays à faire face aux difficultés qui peuvent les conduire à la faillite ou à la fermeture. La formation a commencé à Moheli en juin dernier puis à Anjouan en juillet. Et c'était le 27 août dernier qu’elle a été clôturée à Moroni.
Lors de la cérémonie de clôture, environ 62 jeunes ont reçu leurs attestations. Pour le coordinateur du programme Mohamed Abdoulhamid, cette formation est initiée pour accompagner les petites et moyennes entreprises en période de difficultés. « L'OIT a organisé cette formation pour donner aux entreprises les capacités et les moyens de faire face aux aléas. Elle s’est très bien déroulée et les bénéficiaires ont été assidus durant la période », explique-t-il. Et puisqu'il s'agit d'appuyer les entreprises du pays, le représentant du directeur exécutif du Modec a rappelé la nécessité d'organiser une telle initiative pour sauver plusieurs entreprises. « Toutes les entreprises n'ont pas les mêmes potentiels de surmonter les périodes de crises. Et cette formation est essentielle pour la survie de plusieurs sociétés », avance-t-il. Et de poursuivre que « le Modec sera toujours auprès des entreprises pour l’accompagnement technique et financier ».
Cette formation n'a pas été du temps perdu pour les bénéficiaires. Selon eux, la formation les a aidés. « Il y a des difficultés que nous rencontrons dans nos sociétés que ce soit privées ou publiques. Maintenant on sait comment apporter des solutions. Nous avons appris tellement de choses qu'on ne savait pas », montre Nadjima Abdouroihmane, agent de vente à la pharmacie Yassine. Et de prier : « Prochainement, l'OIT et Modec vous devez revoir la durée des formations. Car la durée est trop courte alors que les modules à apprendre sont gigantesques. De telle formations doivent avoir une longue durée ». Cette recommandation a été prise en considération par les responsables présents et ont promis d'en tenir compte pour les autres formations.
Kamal Gamal
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