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des Comores

Environnement / Connaissance et gestion des espèces exotiques envahissantes (EEE) dans les Iles du Sud Ouest de l’Océan Indien

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Environnement / Connaissance et gestion des espèces exotiques envahissantes (EEE) dans les Iles du Sud Ouest de l’Océan Indien © : HZK-LGDC

Ce sont quelques uns des objets visés par le projet régional des Iles du sud-ouest de l’Océan indien (EEE) est mis en œuvre dans 3 îles de notre sous-région (Comores, Seychelles Rodrigues) sous forme des projets pilotes, est communément connus sous l’appellation d’INVA’ZILES.


INVA’ZILES est financé par l’Union Européenne et sous la tutelle technique de l’l’Union mondiale pour la Conservation de la Nature (IUCN). Le Dr Alain Tye est le coordinateur régional du projet basé à Maurice au siège de la Commission de l'Océan Indien. Et au niveau des Comores c’est le Cndrs qui assure la mise en œuvre du projet pilote et qui arrive à terme, comme tous les autres projets régionaux, le 31 juillet 2018. Le projet pilote des Comores a démarré tardivement, la durée de sa mise en œuvre est de 15 mois au lieu de 18 pour les autres projets pilotes.

 

Pour l’heure, le projet est parvenu à effectuer 335 transects et points d’observation des espèces végétales introduites dans les 3 îles de Ngazidja, d’Anjouan et de Mohéli, sur la base d’environ 600 espèces introduites obtenues d’une compilation bibliographique. Et ce, dans ce cadre qu’un atelier national va se tenir très prochainement portant sur la hiérarchisation des EEE des Comores. Cet atelier sera modéré par le Dr Christophe La Vergne, du Conservatoire Botanique de Macasrin (Île de la Réunion) avec l’application d’une méthodologie que ce dernier a développée. D’autres collègues de la région seront également invités à cet atelier. Il va ressortir pour la première fois une liste nationale hiérarchisée des EEE des Comores. Ça sera une première dans l’histoire des introductions biologiques aux Comores.

 

Par ailleurs une organisation néozélandaise a été sélectionnée par l’UICN pour effectuer une « étude coût et bénéfice » dans la sous-région. Une mission a séjourné à Ngazidja à cet effet au cours du mois de mars dernier. Aussi, un bureau de communication est chargé de réaliser un film sur les EEE aux Comores. Le projet projette d’organiser un évènement à partir des expositions (Divers posters), table ronde, projections vidéo.

 

Le point le plus important du Projet porte sur l’élaboration d’une stratégie nationale et un plan d’action des EEE. L’identification d’un expert est en cours, pour animer des sessions de travail dans le cadre de l’élaboration de cette stratégie nationale des EEE accompagné avec un plan d’action.

 

Pour rappel, le cadre juridique du pays ouvre des très bonnes perspectives en se référant de l’article 44 de la loi-cadre relative à l’environnement tel que modifié par l’article 1er de la loi modificative n°95-007/AF du 19 juin 1995, qui stipule que « L’importation dans chacune des îles de l’union des Comores d’espèces vivantes exotiques est interdites, sauf dérogation du Ministère de l’Environnement, après avis d’une institution scientifique nationale agrée, pour des espèces présentant un intérêt économique indiscutable et sans danger pour l’équilibre écologique de l’archipel. »

 

Hachime Abdérémane

 

 

 

 


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