Le bureau du Réseau Climat Océan Indien (RCOI-Comores) a remis hier mercredi à l’ambassadrice de France en Union des Comores le manifeste du COY. Cette dernière s’est engagée à faire tout son possible et de son mieux pour faire entendre la voix de la jeunesse dans les instances internationales.
Après trois jours de réflexion dans la conférence des Jeunes pour le Climat et plus d’une semaine de travail pour la rédaction du manifeste, le bureau du Réseau Climat Océan Indien (RCOI-Comores) a décidé de remettre aux partenaires les propositions et réponses tirées. En attendant le tour des autres partenaires, c’est la représentation de la France en Union des Comores qui a reçu en premier le document de douze pages dans la salle multimédia du Campus France Sis à Hadoudja. « Madame l’ambassadrice, j’ai l’honneur de vous soumettre ce document du manifeste qu’on a pleinement travaillé afin de vous faire part des engagements et du questionnement de toute une jeunesse ».
Ces mots de la coordinatrice du Réseau Climat répondent aux propos tenus par Hawaou Binti Mohamed Elhad, membre du Comité de rédaction dudit manifeste. Cette dernière a tenu devant l’ambassadrice de France, Jacqueline Bassa-Mazzoni, un discours qui a eu des éloges, des applaudissements et une réponse brève du diplomate français. « La jeune génération, plus consciente du péril climatique, se doit d’agir. […] Et c’est l’ensemble des conférences de la jeunesse, pour une plus grande implication des jeunes face à l’inertie de certains gouvernements », martèle-t-elle. Et selon elle, ces agissements doivent se faire pour pousser les autres, gouvernants et population, à agir.
A Moroni, les jeunes, venus de différents horizons, ont discuté, échangé sur les réponses possibles à apporter aux défis pluriels de dérèglement climatique. « Le manifeste que nous vous présentons ici aujourd’hui est le reflet de ces échanges, empreintes d’espoir et d’ambition pour la jeunesse des Comores et de l’Océan Indien », avance Hawaou Binti Mohamed Elhad. Au cours de ces trois jours d’échanges, les parties prenantes ont manifesté leur engouement et ont montré l’urgence et l’importance de la préservation de l’environnement et le rôle que les jeunes peuvent y jouer.
Les freins ! Pendant ces trois jours, les participants n’ont pas manqué de souligner les freins qu’ils rencontrent et cela fait que la lutte contre le dérèglement climatique n’est pas un combat à sous-estimer. Le manifeste en a évoqué quelques uns à l’instar du manque de sensibilisation, le manque d’accompagnement pour plus de justice sociale, le manque de confédération des associations pour ne citer que ceux-là. « Autant de questions que les jeunes autour de la COY15 se sont posées et pour lesquelles nous nous engageons fermement. Mais pour y arriver, nous avons besoin du soutien multiforme de toutes les bonnes volontés », rappelle Hawaou en lançant un vibrant appel au diplomate. Pour elle, « la lutte ne fait que commencer mais nous restons optimistes et notre engagement reste sans faille ».
Pour sa part Jacqueline Bassa-Mazzoni s’est engagée à faire tout son possible et de son mieux pour faire entendre la voix de la jeunesse dans les instances internationales. « On ne va pas s’effondrer parce que le génie de la jeunesse est là pour sauver le monde », lance-t-elle. Pour le diplomate français, la jeunesse c’est l’avenir et ainsi, elle s’est dite émue parce que la volonté, les requêtes et les recommandations de cette jeunesse comorienne relatent la réalité. « Vous avez parlez de paix, de justice sociale et d’environnement. Je ne peux que vous dire que vous avez touché là le fond de la chose », lance-t-elle. Encourager et accompagner cette jeunesse qui ne peut que lancer qu’un cri d’alarme est la bonne solution, le bon engagement que puissent faire les autorités compétentes.
A.O Yazid
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