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Environnement / Vers une sortie de crise, pour les ordures dans la capitale

Environnement  / Vers une sortie de crise, pour les ordures dans la capitale © : HZK-LGDC

Le problème des ordures qui s'entassent dans la capitale est passe d'être résolu. C'est ce qu'a confié Cheik Ali Bacar Kassim maire de Moroni dans un entretient exclusif qu'il a accordé à La Gazette/Hzk-presse. Le locataire de l'hôtel de Ville de la capitale qui s'insurge contre le manque de civisme pour le payement de l'éco-taxe Censé financer le ramassage et le traitement des déchets ménagers.


Le casse-tête des déchets ménagers est en passe d'être résolu, d'après Cheikh Ali Bacar Kassim maire de Moroni. « D'ici demain (aujourd'hui, jeudi) il y aura une solution. Un bulldozer est déjà sur place (site d’Itsoudzou). Nous avons des échanges avec les maires, les députés de la région d'Itsandra et le comité de pilotage ainsi que le gouvernement pour avoir une solution durable », a-t-il déclaré.

 

Le locataire de l'hôtel de ville de la capitale estime que la solution pour sortir dans l'impasse d'une manière durable existe mais qu'elle demande des fonds. « Il y a le système de pyrolyse dont la matière qui ressort sert à faire l'enrobage des routes. Nous avons fait les devis, envoyés aux organisations internationales », a-t-il expliqué.

 

A l'en croire, la facture pour la question des déchets ménagers de la capitale, revient extrêmement cher pour la mairie. « Le ramassage uniquement revient à près de 24 millions fc. Je ne parle pas du traitement », a-t-il fait savoir. Et lui de rebondir sur l'éco-taxe, une cotisation imposée à chaque foyer de Moroni, et destinée à financer la collecte par des éboueurs de la mairie et le traitement des ordures. Le premier magistrat de la capitale regrette un manque de civisme de la population urbaine sur cette question.

 

Sur les 45 millions devant être collectés à raison de 1500 fc par mois et par foyer sur les 3000 recensés, la mairie ne récolte d'après-lui 4,56 millions fc. Insuffisant, dit-il, ne serait ce que pour payer un seul camion de ramassage des ordures.  « Ce n'est même pas 50 fc par jour, le prix d'un sachet. J'ai toujours dit que j'ai du mal à comprendre comment quelqu'un peut sortir 2000 à 3000 fc pour s’acheter de la nourriture et refuser de donner 50 fc le prix d'un sachet. Et on nous demande de venir ramasser les ordures », s'est-il insurgé. 

 

Cheikh Ali Bacar Kassim laisse entendre que s'acquitter de cette taxe est une conscience personnelle, pas besoins de faire du matraquage sur ce point. « Il faut une prise de conscience, car nous, en tant que citoyens, nous ne faisons pas notre devoir. Nous voulons que nos déchets soient ramassés et traités sans qu'on fasse des efforts », a-t-il déploré. « Aucun pays dans le monde même Madagascar. A Tana tout le monde cotise. Mais ici personne ne veut donner », a-t-il ajouté.

 

Et de conclure : « nous n'allons pas continuer à faire la manche. Je refuse de faire de la mendicité sur la question des ordures alors que nous pouvons le faire nous-mêmes ici. Nous ne faisons pas d'effort. Nous voulons que le citoyen européen cotise pour nous ? Parce les dons de la France, du Japon, de la Chine ce sont les impôts des citoyens de ces pays là. Je refuse encore une fois de faire la manche ».

 

 

         


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