La Gazette

des Comores

Environnement: Biodiversité, 4ème réunion de l'Organe subsidiaire de mise en œuvre

Environnement: Biodiversité, 4ème réunion de l'Organe subsidiaire de mise en œuvre © : HZK-LGDC

La quatrième réunion de l'Organe subsidiaire de mise en œuvre (SBI 4) de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) s'est ouverte mardi à Nairobi, au Kenya. Il faut savoir que la mise en œuvre de la Convention et de ses protocoles est guidée par les conseils, les recommandations et les décisions fournis par la Conférence des Parties, servant de réunion des Parties aux Protocoles, les différents organes subsidiaires, les groupes de travail ouverts, les groupes d’experts et les comités consultatifs informels.


Les délégués ont abordé les questions d'organisation, avant d'entamer des discussions sur l'examen de la mise en œuvre et les mécanismes de planification, de suivi, de reporting et d'examen. Le Président Chirra Achalender Reddy (Inde) a ouvert la réunion, exhortant les participants à investir « leur temps, leur énergie et leur sagesse » dans une réunion productive. Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l'environnement, a encouragé l'accent sur les moyens de mise en œuvre et de mobilisation des ressources pour le Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal (GBF), notant que ses objectifs sont « ambitieux et inspirants » et « réalisables et contrôlables ».

 

Le Secrétaire exécutif par intérim de la CBD, David Cooper, a souligné les engagements et les progrès réalisés jusqu'à présent, et a exprimé l'espoir que les participants du SBI 4 continueront à s'appuyer sur ce travail grâce à leur « claire détermination de réussir ». Le Sénégal, au nom du Groupe africain (GA), a souligné la nécessité de moyens adéquats de mise en œuvre d'une action mondiale visant à lutter contre la perte de biodiversité, saluant le travail intersessions des groupes d'experts sur l'information financière et la mobilisation des ressources.

 

Les principaux groupes de parties prenantes ont souligné leurs préoccupations concernant le manque de participation pleine et efficace des peuples autochtones et des communautés locales (PACL) et d'autres parties prenantes dans les processus d'examen des Stratégies et Plans d’Action Nationaux sur pour la Biodiversité (SPANB) ; et la prévalence de subventions néfastes et d’initiatives menées par les entreprises. Ils ont souligné la nécessité de garanties sociales et environnementales obligatoires, l’application cohérente d’approches sensibles au genre et fondées sur les droits de l’homme, l’inclusion de données communautaires et la fourniture de moyens de mise en œuvre conformément au principe des responsabilités communes mais différenciées et d'une manière culturellement appropriée.

 

Par ailleurs, le Groupe Africain et d'autres ont déploré l'insuffisance du soutien apporté par le Fond pour l’Environnement Mondial (FEM) et le Fonds GBF pour la mise à jour des SPANB et d'autres ont encouragé l'engagement de ressources financières adéquates en temps opportun. La Côte d’Ivoire et la République Démocratique du Congo (RDC) ont suggéré des efforts supplémentaires en matière de sensibilisation, de renforcement des capacités et de soutien technique. Selon des analystes la SBI 4 a bien démarré, en se concentrant à la fois sur l'examen de la mise en œuvre et sur les mécanismes de planification, de reporting et d'examen.

 

Mmagaza

 


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