La Gazette

des Comores

Environnement Gestion des déchets : Aller sur le terrain

Environnement Gestion des déchets : Aller sur le terrain © : HZK-LGDC

Une fois de plus la question relative à la gestion des déchets dans la capitale revient au devant de la scène avec l’annonce d’un projet appuyé par un organisme sud-africain.


On a rappellera que depuis bien longtemps les différentes autorités qui se sont succédées dans le pays se sont toujours contentées d’apporter des palliatifs à la gestion des sites de décharge. On est dans le cas typique du provisoire qui dure. Ce énième projet qui va travailler avec la toute nouvelle agence de gestion des déchets risque d’être un cautère sur une jambe de bois si la question des sites pour les décharges n’est pas considérée comme une priorité politique. La nouvelle agence aura du pain sur la planche si elle sort de ses bureaux et fait un travail de terrain avec les communes.

 

Aussi, la question des décharges est un problème qui doit être pris au sérieux par l’ensemble des acteurs concernés. Et cette fois, encore, les regards vont se tourner vers l’État pour lui demander de jouer un rôle plus actif qu’il ne l’a fait auparavant. Il est admis par tous, que si les choses restent en l’état, nous courons le risque d’une catastrophe sanitaire en plus de la Covid-19. Même si dans les îles de la lune, nous avons la fâcheuse tendance à tout remettre sur le compte de la fatalité même ce qui nous tombe sur la tête par notre propre faute.

 

Ces quelques éléments pour rappeler que si l’Etat a joué un grand rôle pour la désignation du site, il s’est par contre déjugé quand il s’est agi de prendre une décision pour appuyer les autorités insulaires et locales pour sécuriser le site.

 

Par ailleurs, nous rappelons qu’il a été admis par des institutions internationales travaillant sur les petits états insulaires en développement que « Chacun doit trouver pointure à son pied » concernant la gestion des déchets. Si les petits États insulaires se heurtent comme d’autres pays en développement à des difficultés liées à la gestion des déchets, les bonnes pratiques dans ce domaine ne sont pas nécessairement transférables même entre ces États.

 

La meilleure manière est celle qui correspond à la combinaison unique en son genre des caractéristiques d’un pays. Chez nous, la faiblesse de l’État dans ce domaine conduit souvent une minorité active à bloquer l’intérêt général. Il convient donc, dès à présent, de rejeter les illusions et de se mettre à l’œuvre en mettant en avant l’ingéniosité et l’engagement de nos communautés pour faire bouger les décideurs.

 

Si aujourd’hui personne ne veut avoir une décharge dans « son jardin » pour reprendre une expression utilisée dans ce domaine, il n’en demeure pas moins que ceux qui ont pris des responsabilités dans notre pays se doivent de prendre des initiatives et ne pas attendre que le système des Nations-Unies ne débarque toujours avec ses « plans d’urgence » et ses experts aux termes de références toutes en nuances, ajouteraient des mauvaises langues.

 

Pour paraphraser l’autre, nous dirons que sensibiliser les gens sur les déchets c’est bien, mais disposer des décharges contrôlées pour les traiter, c’est mieux ! Pour cela, il faut une prise de conscience plus grande des nos politiques.

 

Mmagaza

 


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