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des Comores

Environnement : Les incendies de brousse se multiplient à Mohéli

Environnement :  Les incendies de brousse se multiplient à Mohéli © : HZK-LGDC

En cette période de sècheresse, les agriculteurs qui pratiquent la culture sur brûlis ne font que causer des dégâts à l’environnement déjà dégradé. Il ne se passe pas une semaine sans qu’on aperçoive une partie de la forêt qui s’embrase. Et les auteurs de ces actes ne sont presque jamais connus. Le dernier incendie fut celui qui avait menacé le site de Comores télécom de Mhudzudzu sur les hauteurs de Mbatsé.


Le vendredi dernier vers 15 heures, les gardiens du pylône de la société Comores télécom situé à Mhudzudzu sur les hauteurs de Mbatsé ont signalé un incendie qui menaçait le site. Selon l’un des gardiens, le feu a commencé loin dans la forêt dite Mahurani depuis 13 heures avant de s’attaquer Bandahari. « Les flammes se déplaçaient tellement vite qu’à 15 heures elles se trouvaient déjà dans la forêt de Mhudzudzou et menaçaient le site de Comores Telecom. « A 15 heures, nous avons reçu l’information de nos gardiens que notre site est menacé d’incendie, nous avons tout de suite mobilisé nos équipes sur le lieu et à 16 heures nous avons appelé le COSEP,  qui a rapidement répondu » explique Abacar Lahadji, directeur régional Comores télécom.

L’incendie a été difficilement maitrisé, faute d’eau et jusqu’à 19 heures, le site était toujours en danger, selon le Directeur. Car les flammes n’étaient pas complètement éteintes. « Les citernes d’eau dans nos sites sont indispensables » a-t-il conclu. En une semaine, une grande flamme a ravagé pendant presque 3 jours plusieurs hectares de  culture à Mawé Madou sur les hauteurs de Fomboni. Vanille, girofle et des cultures vivrières sont parties en fumée. Les auteurs de ces actes ne sont toujours pas connus.

À Massangani, tout comme à Hambaha des zones de culture de Bandar es-Salaam, les incendies sont devenus quotidien. « Mon terrain a été brulé trois fois de suite. La première fois,  j’ai connu l’auteur de l’incendie mais les deux autres fois aucun indice », regrette Abzed Djaza avant de préciser que ses cocotiers tombent successivement sous l’effet de la flamme au niveau des racines. À la gendarmerie, ceux qui ont porté plainte contre X, l’enquête ne donne rien. Sans aucune mesure d’accompagnement, les victimes sont livrées à elles-mêmes.

Riwad

 


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