Dans le cadre du partenariat entre la Direction Générale de la Sécurité Civile (DGSC) et l’UNICEF, un dialogue communautaire s’est tenu le 10 novembre 2025 à la mairie de Fomboni. Cette rencontre visait à renforcer la résilience des communautés locales face aux risques naturels et sanitaires, en impliquant les autorités, les leaders religieux et les organisations communautaires.
Organisé conjointement par la DGSC et l’UNICEF, ce dialogue communautaire a rassemblé un large éventail d’acteurs : préfets, maires, chefs de village, imams, leaders communautaires, représentants de la société civile, femmes et jeunes. Ensemble, ils ont échangé sur les vulnérabilités de l’île et cherché à définir des solutions adaptées aux réalités locales. L’objectif de cette rencontre était de renforcer la capacité des communautés à prévenir, anticiper et faire face aux catastrophes naturelles ou sanitaires. Selon Mahamoud Msaidié, expert en gestion des risques et des catastrophes, cette initiative permet de « créer un espace d’échanges inclusif, où chacun (homme, femme, jeune ou leader local) peut contribuer à la formulation d’initiatives concrètes et réalisables ».
L’expert a également insisté sur la responsabilité individuelle et collective face aux risques : « Chaque personne est garante de sa propre sécurité, mais la protection reste une affaire commune. Les autorités locales et nationales doivent travailler main dans la main pour renforcer la résilience de nos communautés », a-t-il souligné. Les discussions ont aussi permis d’actualiser le diagnostic des aléas auxquels Mohéli est exposée. Les principaux risques identifiés sont d’ordre hydrométéorologique, incluant les cyclones, les inondations et les submersions marines, de plus en plus fréquents avec le changement climatique. Viennent ensuite les risques épidémiologiques, tels que la Covid-19 et le choléra, puis les risques géologiques, notamment les glissements de terrain.
À travers ce dialogue, les participants ont convenu de renforcer la coordination entre les différents acteurs et de promouvoir des actions concrètes de prévention, comme la sensibilisation communautaire, l’aménagement des zones à risque et la mise en place de plans de contingence à l’échelle locale. Cette rencontre marque une étape importante dans la construction d’une Mohéli plus résiliente, où la protection des populations devient une priorité partagée et durable.
Riwad
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