C’est le directeur général des aéroports des Comores qui a dévoilé cette affaire concernant le principal exploitant international de l’aéroport de Moroni-Hahaya. Cette ardoise couvre la période 2018-2019.
Un atelier de sensibilisation sur les données de l'aérodrome a débuté hier 13 octobre à l’hotel Golden Tulip à Itsandra pour deux jours, soit les 13 et 14 octobre. Cet atelier a comme objectif d'initier les topographes nationaux à tout ce qui est aéronautique afin qu'ils puissent répondre aux objectifs du pays, pour les campagnes de relevée des données. Dans son discours, le directeur des Aéroports des Comores (ADC) a montré que tous les défis liés au respect de la réglementation constituent la priorité, avec l'objectif d'atteindre la certification de nos aérodromes.
Et pour s'y faire, les trois aérodromes de Moroni, Ouani et Fomboni doivent tenir chacun son manuel à jour. Ce manuel est le référent qui fournit le guide de vérification des normes d'aérodrome qui sont maintenues en conformité aux exigences du règlement aéronautique comorien y relatif. « Cet ailier s'inscrit dans cette lancée étant donné que les informations disponibles sont anciennes. Certaines datent de la dernière campagne de relevée de données effectuée en 1998 et ne sont pas exploitables », souligne Yasser Assoumani, le patron des ADC.
L'Aimpsi, principal aéroport des Comores, doit actualiser les données de l'aérodrome, en établissant les surfaces et les limitations d'obstacles et procéder à un relevé des obstacles existants aux alentours de l'aéroport, conformément aux exigences du règlement aéronautique comorien relatif à la conception et l'exploitation des aérodromes. « C'est pour cela que les Adc ont fait appel à un expert de l'aérodrome au nom de Mamoune Chakira pour porter son expertise dans le domaine » annonce-t-il.
Interrogé par la presse au sujet des ardoises que traine la compagnie Ethiopian Airlines, le directeur des Adc admet qu'effectivement la première compagnie africaine a des impayés qui dépassent les 100 millions de nos francs comoriens. « Il s'agit bien des taxes non payées de 2018 et 2019. Ils ont demandé aux services financiers (des ADC) de préparer les détails mais jusqu'à présent ils n'ont fait aucun geste », révèle Yasser Assoumani. Un pic qui éclipse l’objet même de l’atelier.
Andjouza Abouheir
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