Une mission d’évaluation des capacités de détection et réponse rapide à des évènements de santé publique, réalisée dans notre pays en février dernier dans le cadre du réseau SEGA One Health de la Commission de l’Océan Indien (COI), une plateforme régionale, officielle et institutionnalisée à travers la charte signée en mars 2017 par tous les États membres de la COI, avait révélé « de faibles capacités existantes pour la détection et la réponse précoces à des évènements de santé publique ».
C’est dans ce contexte qu’une mission de l’Unité de veille sanitaire de la Commission de l’océan Indien (COI) qui coordonne le réseau SEGA-One Health, en la personne du Dr Said Ahmed Bedja, a pris part du 2 au 4 août, a un atelier qui s’est déroulé à la salle de conférence de la Faculté des Sciences à Moroni, pour partager, entre autres, les informations sur l’utilisation des outils de collecte des données dans le dispositif e-health, de réaliser l’analyse du dispositif de surveillance épidémiologique à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, d’identifier les axes de renforcement du dispositif de surveillance dans le pays.
Il a été aussi question du plan de renforcement du dispositif de surveillance épidémiologique à tous les niveaux, de mettre en place un comité de suivi de la mise en œuvre du plan, de sensibiliser les acteurs nationaux sur les enjeux et le contenu du comité ministériel sectoriel, d’échanger sur les recommandations de la mission RSI et proposer les actions opportunes pour la planification. Tous les acteurs impliqués dans la surveillance épidémiologique à tous les niveaux ont été sollicités pour apporter leur contribution dans la réflexion, afin d’améliorer la qualité du travail en matière de surveillance et permettre une riposte optimale.
Cet atelier a regroupé tous les acteurs de la surveillance et riposte à tous les niveaux de la pyramide sanitaire pour identifier les goulots d’étranglement et apporter les mesures correctives pour plus d’efficacité et d’efficience du système dans son ensemble. Au-delà des aspects liés au système de surveillance épidémiologique et son renforcement, l’atelier a abordé la question du processus de pérennisation du réseau SEGA One Health.
Par ailleurs, l’occasion a été saisie pour faire le point sur le comité ministériel sectoriel qui se prépare, pour mettre tous les acteurs au même niveau d’information et surtout assurer une large sensibilisation de tous les acteurs et décideurs, quant au contenu et aux enjeux de cette réunion ministérielle. Ainsi, dans un souci d’optimiser les moyens pour plus d’efficacité, l’Unité Veille Sanitaire continue d’appuyer le renforcement des équipes du ministère de la santé publique, en y apportant les compétences nécessaires pour d’efficacité et efficience.
Ce réseau est appuyé depuis 2009 par l’Agence française de développement (AFD) via les projets RSIE. Dans la complémentarité de la mise en œuvre de la troisième phase (RSIE3), la COI bénéficie d’une subvention de l’Union européenne (UE) pour une quatrième phase (RSIE4). Il a été reconnu par les participants que la tenue de cet atelier, augure une nouvelle phase dans le renforcement du dispositif, afin de maximiser les résultats du système de surveillance.
Mmagaza
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