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Examens nationaux / L’OEC pour l’organisation et l’ONEC pour le déroulement

Examens nationaux / L’OEC pour l’organisation et l’ONEC pour le déroulement © : HZK-LGDC

Les examens nationaux de fin d’année de la session 2019 auront-ils lieu ? Tout le monde est perplexe. Un conflit de compétences serait l’origine. Un chef nommé à la place d’un autre, une erreur de forme. Rien ne se dit. Et l’exécutif de Ngazidja reste ferme. Devant la presse, lundi 31 décembre dernier, le directeur de l’Office des examens et concours de Ngazidja a affirmé que son département continue à examiner les dossiers et qu’il reste confiant quant à une sortie de crise avant la fin de l’année scolaire. Une idée reprise par le conseiller technique du commissaire à l’éducation de Ngazidja.


« Les examens nationaux sont toujours organisés par deux entités à savoir le ministère de l’éducation et les commissariats insulaires », lance d’emblée Nizar Ali Idjihadi, directeur général de l’Office des Examens et Concours de Ngazidja (OEC). Ce dernier explique que les deux institutions sont représentées chacune par un office : ONEC (Office National des Examens et Concours) pour le ministère et l’OEC pour chaque île. Deux ans depuis qu’il est à la tête de l’office insulaire de Ngazidja, le directeur général de l’OEC montre que les travaux de chaque office sont bien détaillés. « Le rôle de l’OEC est de veiller à l’inscription des candidats aux examens nationaux de fin d’année dans l’île où ils se trouvent et cela jusqu’à la numérotation du lauréat », avance-t-il. Il a tenu à préciser que c’est son département qui a la base de données de toutes les photos des futurs candidats aux examens nationaux.

Revenant sur la nomination de Kabir Illiasse pour le remplacer à la tête de son département, le chef de l’OEC regrette que le ministère de l’enseignement campe sur sa position de délocaliser le processus de ramassage des dossiers vers les locaux de l’ONEC. « Sans texte préalable qui change les structures sur place, nous avançons avec nos travaux courants. Et jusqu’aujourd’hui (ndlr Lundi) aucun travail n’a été interrompu. Nous ramassons les dossiers, les certifions et je vous dis qu’il y’a même des établissements et des candidats isolés, plus de 500, qui ont déjà déposé leur dossier », affirme-t-il avant de montrer que son département travaille dans les normes, la légalité et la légitimité. Il rappelle en retour à la population que les travaux de préparation des examens nationaux « n’ont pas été délocalisés » contrairement à ce que les autres disent. « L’Oec examine toujours les dossiers », dit-il.

Après la rencontre avec les chefs d’établissement, Nizar Ali affirme que ces derniers sont conscients de la procédure à suivre et restent convaincus que les dossiers doivent être déposés là où ils ont été retirés notamment au commissariat à l’éducation de Ngazidja. Je suis confiant que ce conflit de compétences ne va pas durer longtemps. En tout cas, pas jusqu’en juillet. Nous continuons notre procédure et vous devez aussi savoir que l’ONEC récupère le fichier électronique de la liste à la veille des examens », observe-t-il.

Pour sa part le conseiller technique du Commissaire à l’éducation, Abdou Mbaé Djoumoi se demande pourquoi cette situation est seulement à Ngazidja mais pas dans les autres îles. Ce dernier regrette que le ministre de l’éducation soit induit en erreur par ses collaborateurs pour « leurs propres intérêts ». A cet effet, le conseiller montre qu’un ministre n’est pas habilité à affecter des enseignants ni à nommer un directeur dans une école publique. « Ici à Ngazidja, nous avons donné certains pouvoirs aux communes concernant la nomination des directeurs d’écoles et les affectations des enseignants du primaire », précise-t-il. Actuellement, le nombre de candidats déjà inscrit pour le concours d’entrée en sixième est de 7859, 6898 pour le brevet et 7513 pour le baccalauréat.

A.O Yazid

 


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