Mardi, jour du début des écrits du BEPC, 13 280 élèves ont planché sur les épreuves de science naturelle. Parmi les 6925 de la Grande-comore, quatre prisonniers dont des agresseurs sexuels ou encore des coupeurs de route, détenus à la maison d’arrêt de Moroni dans l’attente de leur procès.
Comme cela a été le cas pendant le baccalauréat, quatre détenus ont composé les premières matières du brevet d’étude du premier cycle BEPC à Moroni. S’ils n’ont pas pu se joindre à leurs collègues dans les différents centres d’examen, c’est à la salle de conférence du palais de justice de Moroni que les quatre détenus ont planché, hier mardi 09 août, sur les premières matières du BEPC, à savoir la science naturelle et la dictée. Ces candidats âgés entre 18 ans et 20 ans sont des agresseurs sexuels ou des coupeurs de routes. Les dossiers sont en instruction et bien leur en a pris, ils avaient eu le temps de faire leurs dossiers avant de se faire arrêter.
Un agent du service pénitencier ainsi qu’un surveillant du service des examens assurent la surveillance. « Nous avons un surveillant des examens et un agent de service pénitencier pour les surveiller. Nous l’avons fait lors du baccalauréat, donc ceci c’est de la continuité », assure Soilihi Ali Said, le directeur de la prison. « Ces jeunes sont certes en prison mais à leur sortie, ils devront retrouver une vie normale. Donc autant leur donner leur chance », abonde l’administrateur. Une chance dont sont privés celles et ceux qui sont incarcérés avant d’avoir déposé leurs dossiers.
Andjouza Abouheir
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