La Gazette

des Comores

Fadhel Bianrif compte aller plus loin

Fadhel Bianrif compte aller plus loin © : HZK-LGDC

Maecha Bora est une entreprise spécialisée dans la restauration à Mohéli mais aussi à Moroni. Son patron, le jeune Fadhel Bianrif, « sans aucune aide gouvernementale » dit-il comptabilise aujourd’hui 28 employés et compte s’investir en plus dans le domaine du tourisme avec 150 embauches prévues s'il arrive à obtenir de l’aide.


C’est la foi en ce qu’il fait qui motive cette famille Maecha Bora. Fayçal Bianrif dans l'agriculture et Fadhel Bianrif dans la restauration, deux secteurs qui se complètent et le tourisme, un troisième secteur se profile déjà à l’horizon. « C’est ce qui va accompagner l’émergence prônée par le chef de l’État car ce n’est pas le président Azali seul qui pourra le réaliser. Et moi je crois fermement qu’avec l’implication des jeunes, nous y arriverons », pense  Fadhel, ce jeune de 32 ans père de 3 enfants qui, dès sa sortie de l’université a consacré sa vie dans la restauration.

Fadhel a fait 4 ans d’études en commerce spécialisé dans le marketing. Sa femme, qui assure la pâtisserie et la cuisine a, elle aussi, fait des études professionnelles et approfondies dans ce domaine. « J’ai rêvé depuis que je me trouvais à l’étranger car j’ai la conviction que beaucoup de touristes pourront venir aux Comores et à Mohéli grâce à la beauté touristique qu’offre l’île de Mohéli mais qui demande de la volonté » indique-t-il. Après ses restaurants Maecha Bora à Bangoma, à Salamani (Fomboni), à Moroni, Fadhel compte s’investir dans le tourisme avec un projet déjà étudié et qui peut créer jusqu’ à 150 emplois.

Néanmoins, un appui financier lui est indispensable, selon lui, pour réaliser ce rêve qui lui est cher. « Nous fonctionnons en toute dépendance avec l’agriculture et ce secteur c’est mon grand frère Fayçal et mon père qui assurent une grande partie à Mohéli » explique-t-il. Maecha Bora a pu survivre pendant le pic de la covid-19 avec une régularité des salaires de ses employés qui atteignent aujourd’hui le chiffre de 28, payés tous à la banque. « Ce sont des jeunes ayant des formations avancées de Bac plus 2 à Bac plus 5 » précise-t-il.

« L’expérience que j’ai vécu à l’étranger comme ici aux Comores montre qu’il y a plusieurs personnes qui ont mal géré et on savait qu’ils allaient mal gérer mais ils avaient eu la chance de bénéficier d’une aide financière. Moi par contre depuis le début de mes activités il y a 8 ans, je n’ai eu aucune aide gouvernementale alors que j’arrive à embaucher 28 jeunes. La population est témoin de ce que je réalise », se glorifie ce jeune entrepreneur avant de donner un conseil : « Je conseille les jeunes à créer et à croire ce qu’ils font pour accompagner le pays vers l’émergence et de ne pas croiser les bras et attendre que le gouvernement vous recrute. Et dans le cas contraire, devenir politicien opposant et se mettre à critiquer à longueur de journée, le gouvernement ».

Riwad

 


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