La Gazette

des Comores

Fait divers / Fiché S malgré elle, son avocat demande explication

Fait divers /  Fiché S malgré elle, son avocat demande explication © : HZK-LGDC

L'avocat de Sakina Said Omar, cette jeune femme qui se voit refuser un visa d'entrée en France pour des motifs obscures, aux yeux de son avocat notamment, une menace à l'ordre public, s'étonne d'un qualitatif pour une jeune femme sans histoire.


Me Said Larifou n'en revient pas sur les motifs qui ont été avancés par la chancellerie française pour refuser à son client Sakina Said Omar le visa d'entrée en France. Dans une conférence de presse tenue hier mercredi, Me Said Larifou a déploré le fait que son client soit fiché en France à son insu. « Le problème ne réside pas dans le fait qu'on lui a refusé le visa. Ça peut se comprendre, mais plutôt, le fait qu'elle soit fichée comme potentiellement dangereuse pour plusieurs États membres de l'Union Européenne », a-t-il indiqué.

 

Et de poursuivre : « ma cliente est une jeune femme sans histoire. D'ailleurs peu de gens à Chouani où elle est née et y habite la connaissent. Tellement, elle n'a pas l'habitude de déambuler. Elle n'a jamais milité ni dans le social ou dans la politique ». Cet avocat au barreau de Moroni qui dit être déterminé pour savoir comment le nom de sa cliente s'est retrouvé dans une telle liste et qui l'a mis.

 

« Je pense que si vraiment elle représente une menace à l'ordre public, les autorités comoriennes ne l'auraient même pas délivré son passeport. Alors qu'elle dispose de son passeport », a-t-il indiqué, ajoutant que la famille de Sakina s’interroge si vraiment, les autorités françaises ne la prennent pas pour une autre. Dans ce cadre Me Larifou dit avoir saisi le centre des données de la France pour en savoir plus dans cette affaire.

 

Prenant la parole, la concernée dit avoir été elle aussi surprise par les motifs avancés par le service des visas de l'ambassade de France à Moroni. « J'ai fait toute ma scolarité à Chouani avant d'aller à l'université pour mes études supérieurs. Je n'ai pas l'habitude d'aller et venir comme ça. D'ailleurs à l'université, je rentrais chez moi, tous les jours », a-t-elle témoigné, ajoutant qu'elle est jusqu'alors abasourdie.

 

Même étonnement pour un cousin pour qui, il fallait réagir rapidement « avant qu’il ne soit trop tard. Et qu'elle ne soit pas coincée demain, si elle veut se rendre dans d'autres pays. Avec la montée du terrorisme, les aéroports du monde sont toutes interconnectés », a montré Fouad Mhadji.

 

Maoulida Mbaé

 


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