Trois vies, trois destins enlevés en moins d’une semaine. Le dénominateur commun de ces trois faits divers est que les victimes étaient trop jeunes et donc dans la fleur de l’âge, l’innocence (5, 17, 20 ans). Mounira, Housni, Raim, ont vu leur destin s’arrêter brusquement par la folie meurtrière de l’homme. Ces jeunes disparus laissent derrière eux des parents et des localités qui nourrissaient certainement beaucoup d’espoir en eux comme tout géniteur aurait envie de voir ses enfants réussir.
Jamais deux sans trois, sommes-nous malheureusement dans le regret de le constater en faisant le décompte macabre d’une semaine meurtrière en Union des Comores, cet archipel réputé paisible et pacifique. La recrudescence des cas de violences entrainant des morts d’homme font ressortir chez la population des veilles reflexes et des sentiments de peur sur le devenir du vivre ensemble. Des lieux naguère assimilés à l’affermissement des liens sociaux sont devenus cette dernière semaine des endroits ou la mort guette surtout les plus jeunes d’entre nous.
Le dernier drame en date remonte à pas plus tard que mardi dernier lors d’un funeste concert qui se déroulait dans la ville de Ntsudjini, ou le jeune Raim Ali Hassane venu de la localité voisine de Hantsambu a trouvé la mort après avoir été poignardé au ventre par un tout autre jeune de la ville qui abritait le concert. « Notre jeune frère travaillait au Golden en tant qu’agent de sécurité. Il a été déployé dans le concert pour sécuriser l’évènement. C’est en essayant de faire son travail qu’il a été poignardé dans le cou par un jeune de Ntsudjini qui voulait rentrer de force dans le concert », selon un jeune de la localité de Hantsambu interrogé par les médias. Selon toujours ce dernier, ce n’est pas la première fois que ce jeune de Ntsudjini poignarde quelqu’un, avant ce meurtre, il aurait déjà tenté le coup à deux reprises, à la plage d’Itsandra et à Moroni.
Au-delà de l’émoi suscité par ce regrettable fait divers, c’est la multiplication des cas et la banalisation du phénomène qui inquiète et interpelle, surtout que la population se sent de plus en plus délaissée par des pouvoirs publics qui semblent préoccupés par d’autres sujets. Si ce n’est pas un évènement sportif, c’est un autre culturel qui sème son lot de morts et de mutilés dans nos différentes localités. Il serait temps que les autorités prennent au sérieux cette recrudescence des violences aveugles, pour éviter que la jeunesse ne sombre dans l’abime de l’autodestruction et la délinquance.
Imtiyaz
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