La Gazette

des Comores

Farouata hausse le ton face aux « criminels » qui violent des mineures

Farouata hausse le ton face aux « criminels » qui violent des mineures © : HZK-LGDC

On lui avait demandé d’en faire le sujet principal de cette journée internationale de la femme. Ce vœu de ces femmes militantes n’a pas été exaucé, hélas. En revanche la gouverneure de Ngazidja n’en fait pas peu de cas puisque à l’occasion du colloque dédiée à cette journée, au foyer des femmes de Moroni, elle s’est confiée aux journalistes, tapant du poing sur la table, pour prendre à partie les auteurs d’agression sexuelle, ces « criminels » contre qui elle demande à la justice « le pire des châtiments ».


A l’occasion de la journée internationale de la femme le 8 mars, le gouvernorat de Ngazidja a tenu un colloque à cet effet au foyer des femmes de Moroni, vendredi 7 mars. Au menu, AVC, dépigmentation, violence, bien-être, femme dans le numérique. Une ribambelle de thèmes qui ont permis d'exposer en large l'évolution de la femme comorienne de l'indépendance à nos jours. Le rendez-vous avait réuni plusieurs jeunes femmes entrepreneurs et cadres.

Selon Faiza Soule Ibrahim, une des déléguées, ces thématiques portent sur la continuité d'un combat sans limite et s'inscrivent dans la problématique de l’éducation en vue du bien être socio-économique de la femme mais aussi pour la prise en charge sanitaire de la prévention de toutes formes de violence.

Dans son intervention, la représentante résidente du Pnud, Fenella Frost a montré que cet engagement est une lueur d'espoir pour le succès, pour le combat dans le cadre  de la promotion  de l’équité et de l’égalité des genres. Et c'est ce dynamisme que toute femme devrait avoir comme emprunte. Selon cette chef d’agence des nations unies, l'égalité des sexes prônés par l’ONU n'est pas seulement un slogan mais une réalité que le Pnud confirme en appuyant les efforts du gouvernement, des ONG et du secteur privé en matière de promotion de l’égalité des sexes est de l'autonomisation des femmes.

Le colloque était l'occasion rêvée pour faire la sensibilisation contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Interrogé par la presse, la gouverneure de Ngazidja, marraine de l’évènement, n’y est pas allée avec le dos de la cuillère concernant les prédateurs sexuels. « Ces criminels méritent le pire des châtiments. L'enfant doit être protégé à tout prix » appelle de tous ses vœux Sitti Farouata Mhoudine, interpellée à plusieurs reprises par des femmes militantes qui souhaitent qu’elle place ce sujet de viol sur mineure au centre de la journée.

Andjouza Abouheir

 

 

 


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