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Fermeture des deux marchés / La mairie met à exécution son ultimatum

Fermeture des deux marchés / La mairie met à exécution son ultimatum © : HZK-LGDC

La mairie de la capitale a mis à exécution son ultimatum de fermer les principaux marchés de Moroni à partir d'hier mercredi. Faute de compromis sur la réouverture du site de la décharge d’Itsoundzou. Pendant ce temps, les autorités multiplient les réunions infructueuses avec les responsables des localités riveraines du site de la discorde.


Les autorités municipales mettent à exécution la décision radicale face à la grave crise des ordures qui semble être jusqu'alors sans réponse. Les principaux marchés de la capitale ont été bel et bien fermés au public faute d'un compromis sur une autre fermeture. Celle de la décharge d’Itsoudzou où les riverains du site bloquent l'entrée arguant qu'il ne répond pas aux normes requises, avec toutes les conséquences sanitaires qui en découleront.

 

Pendant ce temps, les autorités étatiques et insulaires continuent les rencontres infructueuses avec les responsables des villages avoisinant le site qui n'a de décharge que le nom. Le matin d'hier mercredi, le ministre de l'intérieur, le commissaire à l'environnement de Ngazidja et le maire de Moroni se sont réunis en conclave pour, dit-on, trouver une solution durable à cette question devenue au fil des années le talon d’Achille des autorités successives, tous niveaux confondues, depuis plus d’une décennie. 

 

« On a un entassement vraiment exagéré des déchets ménagers à Moroni surtout dans les deux marchés », reconnaît Moissuli Mohamed Azir. Le commissaire à l'environnement de Ngazidja qui laisse croire que des suggestions ont été faites au cours de leur conclave. M. Mohamed Azir reste convaincu qu'il fallait toujours suivre la voie de la négociation.

 

Intervenant sur la décision de la mairie, le commissaire à l’environnement ne cache pas sa désapprobation de la fermeture des marchés de la capitale. « La fermeture des marchés n'est pas la solution. Parce que cela aura l'effet contraire, car à défaut des marchés principaux, des marchés sauvages vont naître à travers la capitale avec les conséquences écologiques qui en suivront. Car il y aura partout de l’insalubrité. Par contre avec l'ouverture des marchés certes il pose un problème de santé publique mais cela étant, on canalise dans un seul lieu les déchets », a-t-il fait savoir.

 

« Il y a trois mois que le site nous a été interdit d’accès. J'espère qu'on pourra trouver une solution définitive à cette crise. Car les conséquences sont visibles dans la capitale avec les déchargés sauvages qui se multiplient à chaque recoin de la capitale », avance de son coté Aboubacar Mohamed agent de la mairie de Moroni.

 

A noter que la commune de Moroni a profité de la journée d'hier pour nettoyer et désinfecter les deux marchés avec l'aide des vendeurs. « Aujourd'hui on en profite pour faire également une opération de nettoyage et vous voyez que tout le monde est impliqué même nos mamans vendeuses », a-t-il fait savoir.

 

 

           


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