13 bars sont actuellement en phase de sensibilisation sur les conditions d’ouverture de leur activité. Une stratégie que le ministère de l’intérieur a mise en place pour faire appliquer les règles et pour permettre une probable réouverture dans les jours à venir.
Fermés depuis le 20 novembre dernier, pour des raisons de contrôle et de lutte contre la délinquance juvénile, le secrétaire général du ministère de l’intérieur Tadjidine Ben Ahamada fait savoir qu’actuellement, ils sont en phase de sensibilisation des détenteurs des bars. « Nous avons une liste de 13 bars et nous sommes en train de sensibiliser petit à petit les concernés afin de les conscientiser sur les conditions de détention d’un bar. Le problème qui se pose, c’est la commercialisation de l’alcool. Certains restaurants se sont convertis en point de vente, chose qu’ils n’ont pas droit de faire », explique-t-il.
Le ministère de l’intérieur a constaté que de plus en plus de jeunes consomment l’alcool et que la délinquance avait pris de l’ampleur. Et depuis cette fermeture occasionnelle, l’on observe une forte diminution des accidents. « Donc aujourd’hui, l’idée est que ces gens comprennent les conditions requises. Nous ne sommes pas contre eux mais il y a des règles qu’il faut respecter et des conditions à suivre », rassure-t-il, laissant entendre une probable réouverture prochainement.
Pour rappel, il y a quelques jours, certains bars ont bravé les interdictions en ouvrant leurs portes à l’insu des autorités. Le ministère de l’intérieur tient à rappeler qu’aucune autorisation n’a été octroyée jusqu’alors, il s’agit des récalcitrants voulant enfreindre les règles. « Nous n’avons jamais autorisée les détenteurs de bar à ouvrir et dès que nous avons eu les informations, ces bars ont été vite fermés », dit-il.
Pour mémoire, c’était le 20 novembre dernier, que la police a fait une descente dans les différents débits de boisson alcoolisée de Moroni, pour les fermer. Une opération coup de poing liée à la montée en flèche de la délinquance juvénile dans le pays. La police a donc reçu la mission de lutter contre ce fléau, qui fut un grand succès si l’on en croit le ministère de l’intérieur.
Andjouza Abouheir
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