La Gazette

des Comores

Fin de la Conférence d’échange à la COY15 / Enjeux et solutions pour sauver la planète

Fin de la Conférence d’échange à la COY15 / Enjeux et solutions pour sauver la planète © : HZK-LGDC

« Ensemble pour la sensibilisation du changement climatique », cette expression a été au cœur des discussions qui ont lieu à l’occasion du dernier jour de la conférence des jeunes sur le climat (COY15). Des intervenants de milieux différents ont, à travers ce débat, tenté d’expliquer les dangers qui menacent la biodiversité et proposer des solutions.


Organisée à la journée de clôture sur la Conférence des jeunes sur le climat, COY15, la conférence d’échanges a donné l’opportunité aux différents acteurs de la lutte contre changement climatique de présenter leurs travaux et de montrer aux participants, les enjeux liés au changement climatiques. Les conférenciers et partenaires (ambassade de France, Union Européenne, UCCIA, ONG Ulanga, OIA Group) et autres ont proposés des solutions innovantes pour la protection de la biodiversité mais aussi l’engagement à adapter pour le développement durable.

En constat, le réchauffement climatique s’est fortement accéléré au cours de ces cinquante dernières années et cela est lié en grande partie aux activités humaines qui ont perturbé le système naturel de régulation du climat. Le docteur Ouledi Ahmed, président de l’ONG Ulanga, a exposé avec audace les impacts liés au changement climatique. Pour lui, des solutions peuvent être mises en équation pour relever les défis. Il a mis l’accent « sur la voie  d’une transformation d’une économie à dominance fossile vers une économie verte à basse teneur de Carbonne » et se positionne également sur le renforcement des investissements publics dans les infrastructures vertes. Outre ceux-là, s’ajoutent le recyclage de déchets, la protection de la mangrove et les incitations financières « pollueur payants » semblent être les solutions adéquates pour cette situation désastreuse.

Cette journée d’échanges de la RCOI a été rendue possible par la forte implication du programme AMCC (Alliance Mondiale contre le Changement Climatique) avec comme objectif la sensibilisation des acteurs étatiques, du secteur privé, du monde éducatif, des organisations de la société civile et de la jeunesse comorienne. Tous et sans exception ont exprimé leur « désolation » et ont montré leur envie d’assumer leurs responsabilités à limiter  les effets négatifs sur le climat.

A cet effet, Mohamed Ali Mlazahahe a souligné que « tout les secteurs stratégiques pour le développement des Comores sont affectés et seront encore plus affectés par le changement climatique tels que l’habitat, l’agriculture, la pêche, l’infrastructure, les ressources naturelles, si rien n’est fait ». Les images qu’il a illustrées issues des actions menées par l’AMCC prouvent cette vulnérabilité.

Des analyses, des suggestions et des propositions ont enchanté la salle. Et pour l’AMCC et les autres acteurs la meilleur à faire c’est « oser rêver, tout est possible ». De là où est la planète actuellement, les actes s’imposent au dépend des propos et discours. Tous estiment que la mobilisation, la sensibilisation, les actions des médias, le programme du ministère de l’éducation, du ministère de l’environnement, les lois de l’Assemblée Nationale, les engagements des Communes et les financements des bailleurs de fonds et des partenaires doivent jouer leur rôle.

Ce qu’il faut retenir c’est que les Comores sont un pays insulaire et en tant que tel, il est plus vulnérable face aux aléas de la nature. Fakriddine Abdoulhalik, secrétaire général de l’UCCIA, explique que le pays a des opportunités à valoriser dans le secteur notamment l’économie bleue et verte, « même si elles ne sont pas exploités ». Le cri est le même pour tous. « La jeunesse est la clé du changement. Elle a intérêt à se mobiliser pour la protection de l’environnement et la promotion du développement durable 

Andjouza Abouheir

 


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