Après 4 jours de formation sur la communication de crise et des risques lors des urgences, les participants espèrent relever le défi. Pour l’OMS, tout comme le ministère de la santé, cette formation est une réponse rapide afin d’améliorer la communication publique face aux urgences.
4 jours de formation, 40 participants avec des modules pertinents, la formation sur la communication de crise et la communication des risques lors des urgences de santé publique a baissé les rideaux vendredi 10 décembre dernier. Organisée par le bureau régional de l’OMS pour l’Afrique à travers le hub des urgences de santé de Dakar (Sénégal) et la collaboration de l’OMS aux Comores, cette formation avait pour but d’outiller les acteurs sur comment communiquer en situation d’urgences. Dans son allocution, le Dr Abdoulaye Diarra a montré qu’au bout de 4 jours, les modules ont permis aux participants de comprendre que dans la gestion d’une crise d’urgence sanitaire, les médecins ne sont pas les seuls héros que la population attend. Les professionnels des médias, ainsi que les collègues points focaux de la communication des agences du système des nations unies, les influenceurs, les chefs religieux et coutumiers, les leaders communautaires entre autres acteurs ont leur part de contribution.
« C’est pourquoi j’encourage la coordination dans la planification et la mise en œuvre des activités, j’encourage tous aussi la collaboration entre les professionnels des médias et le personnel du ministère de la santé dans la gestion des crises et des urgences. Je sais que la course à l’exclusivité est par excellence le propre des médias, mais en situation de gestion d’urgence, je vous invite femmes et hommes de media de prendre le temps nécessaire de rassembler les bonnes informations auprès des spécialistes concernés et toute source fiable et crédibles » avance-t-il.
De son côté, le représentant de la ministre de la santé Nadjime-dine Youssouf a précisé que la ministre Loub Yakouti s’est imprégnée de près du déroulement de la formation et reste convaincue qu’elle répondra aux attentes du pays. Lors de l’ouverture de l’atelier le 07 dernier, la ministre de la santé avait expliqué que « l'Union des Comores, malgré toutes les précautions prises, d'impliquer tous les acteurs sociaux, religieux, politiques, n'a pas échappé à la désinformation et aux fake news mettant parfois à mal notre politique de riposte et que cette formation était une réponse immédiate de leurs attentes et le pays est conscient de l'effort à faire pour améliorer la communication publique ».
Le chef de la délégation, Rakotoarivony Manitra Hajanirina, a tenu au nom de l’ensemble des participants à saluer la qualité de la formation dispensée par les différents experts. « La formation a été riche en informations et en évaluation, et apportera ses résultats », dit-il. Même son de cloche pour les participants, qui comptent prendre acte dans leurs façons d’agir.
Andjouza Abouheir
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