La Gazette

des Comores

Flambée des prix à Mohéli: Chaque structure rejette la responsabilité à l’autre

Flambée des prix à Mohéli: Chaque structure rejette la responsabilité à l’autre © : HZK-LGDC

Suite à la cherté de la vie engendrée par la flambée des prix des produits de première nécessité, une réunion de concertation a eu lieu entre les commerçants, la direction régionale du contrôle des prix et d’autres structures impliquées dans ce domaine. La responsabilité de ces prix exorbitants est rejetée entre la SCP et les services des douanes. La balle est finalement rejetée dans le camp des autorités politiques.


À Mohéli comme dans les autres îles de l’archipel, les prix des produits de première nécessité ont presque doublé. Et les revenus des citoyens restent les mêmes. Une boite d'allumette pour rappel coûte 50 fc, la sardine passe de 400 fc à 500 fc, pour ne citer que ceux là et d'autres produits sont aussi rares dans le marché. Cette rareté s'explique justement par la cherté de ces produits chez les fournisseurs. Aucun commerçant n'ose prendre le risque d'acheter des denrées alimentaires et venir les écouler aussi cher vu la crise financière.

Le pire, aucune partie de la chaîne ne veut porter le chapeau de cette flambé des prix. C'est devenu une  balle de ping-pong. C’est pour cette raison que le service du contrôle des prix au niveau de l'île a convié la police nationale, les commerçants de la place ainsi que des agents de la SCP (société nationale des ports) au niveau de l'île dans une réunion d'échange au marché de Fomboni, pour discuter de l'origine de cette flambé des prix et tenter d'y porter une  solution afin d'alléger le quotidien des citoyens.

Selon madame Halima Hamdia, directrice régionale du commerce et du contrôle des prix, la flambée des prix s'explique seulement par l'augmentation de 10% des taxes douanières. Après des longs débats entre les structures présentes lors de cette réunion, il a été convenu que l'origine de cette crise financière revient à la SCP par leurs taxes. Pour Madame Halima, il n'y a pas de solution, seule les autorités insulaires et gouvernementales auront les derniers mots. Des autorités qui estiment que certains commerçants de mauvaise foi sont en grande partie à l’origine de cette  crise.

Riwad

 


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