La coopérative Dima Djema de Mohéli a tenu une foire agricole au stade de Missiri à Anjouan la semaine dernière. La forte demande a fait que la vente était expresse. Et selon Fayçal Bianrif, l’objectif est atteint.
Pour faire face à la pénurie de riz qui prévaut actuellement dans notre pays, la Coopérative Dima Djema, une des bénéficiaires de la 1ere cohorte du Concours de Plans d'affaires, a organisé sa première foire des produits agricoles au stade de Missiri à Mutsamudu - Anjouan, le 08 septembre dernier. Basée à Mohéli, cette Coopérative spécialisée dans la culture vivrière et maraîchère, a obtenu une subvention de près de vingt et un Millions de francs comoriens (21 000 000 Kmf) de la part du PIDC, dans le cadre du CPA 1.
«Nous avons choisi Mutsamudu pour deux raisons, à savoir l’urgence qui est activée par la crise alimentaire qui frappe le pays et l’ile en particulier, indique le président de la coopérative Dima Djema, Fayçal Biamri. « La deuxième raison n’est autre que la présidente de la coopérative est de Mutsamudu ». Et selon les organisateurs, la foire a réussi et ce, à différentes échelles. «Le résultat attendu est obtenu, malgré une anomalie. Les habitants ont été impatients et la vente a été difficile à gérer», poursuit-il.
Pour la vente en question, la demande était très forte. A l’exemple du manioc qui a vu une longue file indienne de clients. « A nos yeux, nous remarquons que ceux qui ont passé le matin, sont revenus », indique un des organisateurs. Du côté des clients, ils montrent qu’ils n’ont pas du tout respecté les procédures. « Nous n'avons pas respecté dans la matinée, la méthodologie d'acheter par un rang. On a fait les rangs, mais après personne n'a respecté », avance Marwane Abdallah.
Lors de cette première édition, la coopérative Dima Djema de Mohéli a eu le soutien de l’Union des Etudiants de Mutsamudu à Madagascar pour l'organisation de la foire. Sur place un autre acheteur regrette le comportement des citoyens ayant semé la pagaille alors qu'il "y avait autant de produits qu'on pouvait avoir tous. « Les anjouanais n'aiment pas la tranquillité », dit-il.
Nabil Jaffar
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