La foire des produits égyptiens et internationaux a lieu à Moroni depuis déjà quatre ans. Pour cette quatrième édition, lancée lundi dernier au Retaj, ce sont 15 vendeurs qui ont placé leurs stands dans l’enceinte d’un l’hôtel de place à Moroni. Manque d’ambiance, prix élevés, les marchands reconnaissent la qualité des produits. Pour les organisateurs, c’est devenu une habitude de vendre aux Comores car les locaux aiment bien ces produits.
Ouverte aux Comores pour la quatrième édition, la foire égyptienne a planté ses stands en début de la journée de lundi. Une habitude déjà prise par les gérants de la société Pharo Egypt à l’exemple de Yéhia Eldakak qui a confié sur les lignes d’Al-Watwan sa satisfaction et son amour pour les Comores qui sont devenues son « deuxième pays » tout comme le directeur de la foire d’Egypte, Mahmoud Abdel Monem Mahmoud Elshaer qui se dit « heureux » de se retrouver aux Comores chaque année. « Les Comores aiment les produits Egyptiens. En plus ceux-ci ne sont pas chers », confie Mahmoud Abdel Monem qui affirme que chaque année, il écoule ses produits. Au Retaj où sont exposés ces produits égyptiens, les gens ne se bousculent pas encore pour ces deux premiers jours, mais en quantité suffisante pour acheter certaines denrées prisées par les Comoriens qui en profitent chaque mois de Ramadan.
Qualité et prix. Pour ceux qui fréquentent les lieux, la qualité n’est pas en cause. Il s’indigne seulement sur les prix. « Les produits sont de bonne qualité mais ils sont chers surtout les parfums qui sont de 20 à 25000 francs comoriens. Avec cette crise, ce n’est pas facile », critique Mohamed Hassani, un jeune rencontré dans les lieux, admettant toutefois la qualité des produits.
Des produits cosmétiques, de beauté, ustensiles de cuisine et de ménage, des habits, des moquettes, parfumerie, des coussins de salon, des chaises en plastique pour les terrasses et bien d’autres produits sont en exposition du 20 mai au 02 juin prochain. Dans les couloirs des stands, des débats sur les prix entre vendeurs locaux recrutés à l’occasion, gérant de stands, égyptiens en majorité et acheteurs venus des quatre coins de l’ile reviennent tout le temps à l’image de Rahamata Sahimi, une habituée des lieux depuis le début de l’aventure en 2015. « Cette année, il y’a peu d’ambiance. Je suis une habituée et je remarque que les prix sont toujours élevés mais aussi que les produits sont toujours qualitatifs », souligne-t-elle.
Dans un autre stand, nous avons croisé Nasratoullah Abdoul-Anziz, 19 ans, cette jeune lycéenne dit être venue avec sa mère pour voir s’il y’a des produits intéressants comme des chaussures ou des parfums, « des produits qui mettront en valeur », dit-elle. Chose fait car Nasratoullah trouve les chaussures à son goût mais affirme comme tous les autres que le prix est moins abordable. Côté ambiance, notre interlocuteur fait savoir que contrairement aux quatre premières éditions, ce n’est pas comparable. « Avant, il y’avait de l’ambiance spectaculaire. On voyait des belles choses mais toujours chers », nous dit-elle encore une fois.
Contrairement à ce que nous affirment les organisateurs sur les prix, les acheteurs locaux s’indignent bien qu’ils reconnaissent la qualité des produits. Pour pérenniser l’évènement, le directeur de la foire d’Egypte, Mahmoud Abdel Monem Mahmoud Elshaer dit avoir lancé un protocole entre la chambre de Commerce du Caire et celle de Moroni mais regrette que cette année il y’a moins de stands que les autres années à cause de l’espace. « Nous sommes venus que 15 exposants », conclu-t-il tout confiant.
A.O Yazid
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