Après un an d’exercice, le nouveau directeur de la Fonction publique Omar Chehani mise sur l’unification pour rapprocher l’administration des usagers des services publics. Avec 14.462 agents, la fonction publique se veut résiliente. L’unification des fichiers des iles dont les derniers paramètres seront ficelés cette année, est un axe prioritaire pour la direction qui entend relever le défi.
Dans un entretien accordé à La Gazette des Comores, le directeur général de la Fonction publique Omar Chehani a expliqué que plusieurs chantiers ont été entrepris dans le but d’unifier les administrations publiques. Selon lui, la fonction publique est en phase de transition pour fusionner les fichiers administratifs en un fichier unique des agents, ce qui faciliterait le travail de contrôle des mouvements opérés dans le système informatique, en vue de maitriser les effectifs des agents de la fonction publique. Et pour y parvenir, des préalables se sont imposés, depuis la révision de la constitution de 2018, les commissariats ont été supprimés et les ministères ont repris le règne. « Actuellement, nous avons consolidé les 4 bases de données en une seule. Un travail qui d’ailleurs n’était pas facile, car il arrivait que les postes étaient dupliqués. Et pour remettre le tout dans les normes, il faut une mise en application de textes», précise-t-il.
Autre sujet abordé lors de cet entretien n’est autre que la gestion de l’effectif. La masse salariale ne cesse d’augmenter de jour en jour. Le patron de la FOP parle d’une triste réalité. À ce jour, la fonction publique compte 14.462 agents en tout cas selon le rapport d’activités de ladite direction de 2021. « Nous avons limité les recrutements. On a tendance à voir que l’effectif a augmenté. Cet effectif a été consommé par les iles, du côté de l’éducation. Et d’ailleurs certains agents recrutés à l'éducation étaient encore recrutés dans un autre département », explique-t-il, avant d’ajouter qu’il faut reconnaître qu’il y a eu des changements au niveau des administrations publiques. « En 2001, nous avions une constitution qui préconisait quatre administrations, toutes indépendantes, celle de l'Union et une de chaque île. Il y a eu des recrutements abusifs entre temps. Le gouvernement s'est rendu compte et a mis en place la loi de la haute autorité de la fonction publique qui n'a malheureusement pas fonctionné pour mieux réguler les quatre fonctions publiques », fait-il observer.
Toutefois, il tient à rassurer que les recrutements se font par les besoins et qu’aujourd’hui ils se font par concours. D’ailleurs en 2021, l’Etat a recruté 25 agents dont 20 auditeurs de justice, 4 cadis et 1 médecin.
Aujourd’hui, le combat est de mieux outiller la fonction publique pour une gestion prévisionnelle du fichier administratif, attribuer les postes de travail suivant les profils libellés et non par complaisance en vue d’éviter le galvaudage des agents, instaurer la pratique de l’approche axée sur l’obtention de résultats rapides dans tous les services. Ces propositions qui ont été faites dans le rapport de 2021 pourront booster les indicateurs de développement d’une administration publique restructurée et moins budgétivore.
Andjouza Abouheir
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