En collaboration avec la Faculté Imam Chafiou, l’association Wuzuri wa dini lance officiellement un atelier de recyclage des enseignants des écoles coraniques. Prévue pour une semaine, cette formation, dont la cérémonie s'est tenue le 8 juin dernier, vise à rendre les enseignants plus aptes à transmettre les connaissances acquises. Les participants proviennent de Ngazidja, Mwali, Ndzouani, Maore, mais aussi de l’île de la Réunion.
Ils sont au nombre de 40 enseignants des écoles coraniques issus des quatre îles Comores dont Mayotte plus l'île de La Réunion, qui sont en formation à la faculté imam Chanfiou. La formation d'une semaine organisée par Wuzuri wa dini et la Faculté Imam Chanfiou s'inscrit dans cette volonté de redynamiser l'enseignement religieux aux Comores. Il s'agit d'une occasion en or pour offrir aux enseignants des outils pédagogiques modernisés et adaptés. «L'atelier vise à améliorer la qualité de l'éducation dans les écoles coraniques », avance Adil Said Ali Hamadi, le chargé de la communication de l'association qui représente Oustadh Moussa Adam, président d'honneur de l'association, lors de la cérémonie d'ouverture de cette session de formation qui a eu lieu à la faculté Imam Chanfiou.
Ce dernier tient à préciser que cette semaine de formation inclut des modules sur les techniques d'enseignement modernes, l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans l'éducation, et des sessions sur le développement personnel des enseignants. En introduisant ces nouvelles approches, « les organisateurs espèrent non seulement enrichir l'expérience éducative des élèves, mais aussi motiver les enseignants à s'investir davantage dans leur mission», ajoute-t-il, tout en montrant que les bénéficiaires de cette formation sont les enseignants qui travaillent actuellement avec Wuzuri wa dini.
Le doyen de la faculté Imam Chanfiou Dr Abdouraouf Ahmed, suggère que de telles initiatives se multiplient dans notre pays qui est membre la Ligne des Etats arabes. « Nous devons encourager ces d'initiatives qui, non seulement préservent notre héritage culturel, mais contribuent aussi à l'unité nationale », recommande-t-il. Quant au Grand Mufti Said Abdillah Djamalilaili, il estime que cette initiative mérite un soutien continu. « Il n’y aurait jamais de religion sans une bonne éducation, et l’enseignement du Coran est primordial dès le bas âge. Nous devons encourager les enseignants des écoles coraniques », déclare-t-il. Et de rappeler qu’à l’époque du président Ali Soilihi, ces enseignants bénéficiaient d’une rémunération égale à celle des enseignants des écoles françaises, une pratique qui n’existe plus aujourd’hui.
Pour rappel, le « palashiyo» est l’un des deux systèmes préscolaires aux Comores, hérité du brassage avec les marchands arabes au Moyen Âge. Au début des années 2000, environ 100 000 enfants comoriens suivaient l’enseignement du palashiyo, certains combinant avec le cursus national. En 2013, la durée du cycle préélémentaire public est réduite de trois à deux ans pour laisser plus de place à l’enseignement coranique au primaire.
Ibnou M. Abdou
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