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des Comores

Forêts de Mohéli en danger : Une riposte coordonnée s’organise

Forêts de Mohéli en danger : Une riposte coordonnée s’organise © : HZK-LGDC

Face à la disparition progressive des rivières et à la dégradation inquiétante des écosystèmes forestiers, le Parc National de Mohéli (PNM), l’ONG NOÉ, dans le cadre du programme REDD+, et l’Armée nationale de développement (AND) ont lancé une mission conjointe pour protéger le cœur forestier de l’île. Une action forte qui marque le début d’une offensive durable contre les occupations illégales.


Les forêts de Mohéli, véritables châteaux d’eau de l’île, subissent depuis plusieurs années une pression croissante liée aux défrichements anarchiques et aux occupations illégales des zones protégées. Une situation alarmante qui menace directement les sources d’eau, la biodiversité et l’équilibre écologique de l’île. C’est dans ce contexte que le Parc National de Mohéli, l’équipe de NOÉ à travers le programme REDD+ et l’Armée nationale de développement ont uni leurs efforts, ce mardi, lors d’une mission conjointe menée à Barakani et Hamba, dans la zone de Malemmbani, située à 610 mètres d’altitude, au cœur du noyau forestier.

Cette opération avait pour principal objectif de lutter contre les occupations illégales et de restaurer les Zones de Non-Prélèvement (ZNP), des espaces strictement protégés, essentiels à la régénération naturelle des forêts et à la préservation des sources hydriques. Selon les responsables du PNM, la dégradation de ces zones sensibles contribue directement à l’assèchement progressif de certaines rivières et à la fragilisation des écosystèmes forestiers.

Sur le terrain, les équipes ont procédé à des constats, à la sensibilisation des occupants illégaux et à des actions de sécurisation des périmètres protégés. L’implication de l’AND, selon les responsables, vise à renforcer l’autorité de l’État et à garantir le respect de la réglementation environnementale en vigueur aux Comores.

Cette mission n’est pas un acte isolé. Elle marque le lancement d’une série d’actions renforcées qui seront menées tout au long de l’année afin d’assurer une protection effective des ZNP sur l’ensemble de l’île. Le message des autorités est clair : l’année 2026 doit être celle de la fin définitive des occupations illégales dans les zones protégées de Mohéli.

Le PNM et l’AND lancent ainsi un appel solennel à toute la population mohélienne. Préserver les forêts, c’est protéger les sources d’eau, garantir les moyens de subsistance des communautés et assurer un avenir durable aux générations futures. La sauvegarde de l’environnement est désormais une responsabilité collective.

Riwad


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