Le projet de Renforcement de la résilience des systèmes agricoles et des chaînes de valeur intelligentes face au climat (CVA) a tenu, le 27 avril à Moroni, la deuxième session du Comité de pilotage, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM).
Présidée par le ministre de l’Agriculture, Dr Daniel Ali Bandar, cette rencontre stratégique a permis de dresser le bilan des actions menées en 2025 et de valider les orientations du Plan de Travail Annuel 2026. L’objectif reste clair : renforcer durablement l’agriculture comorienne face aux effets du changement climatique, tout en améliorant les revenus des producteurs et la sécurité alimentaire nationale. Dans son allocution, le ministre a rappelé que les Comores font face à de multiples défis dont la variabilité des pluies, les sécheresses, les inondations, la dégradation des terres agricoles et la dépendance croissante aux importations alimentaires. Selon lui, le projet CVA constitue un véritable instrument de transformation structurelle, articulé autour de la résilience climatique, du développement des chaînes de valeur et de la souveraineté alimentaire.
Le représentant résident du PNUD, Luca Monge Roffarello a, pour sa part, salué les progrès déjà enregistrés malgré les contraintes. Plus de 5 000 producteurs ont bénéficié d’un accompagnement technique, des fermes pilotes ont été mises en place et plusieurs variétés agricoles résilientes ont été introduites. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer l’exécution du projet en 2026 afin de produire des résultats concrets et mesurables au bénéfice des populations rurales. Parmi les réalisations majeures de l’année écoulée figurent également la mise en place de 66 fermes pilotes au profit de plus de 1 100 producteurs, la distribution d’intrants agricoles, le développement de la filière gingembre ainsi que le lancement d’un laboratoire de multiplication végétale destiné à renforcer l’autonomie semencière du pays.
Le Plan de Travail Annuel 2026, doté de plus de trois millions de dollars, prévoit de concentrer l’essentiel des ressources sur les investissements de terrain. Les priorités portent notamment sur le renforcement des capacités institutionnelles, la diversification des chaînes de valeur, l’accès au marché, l’innovation agricole et l’inclusion sociale. Les intervenants ont unanimement souligné l’importance d’intégrer pleinement les femmes, les jeunes et les personnes vulnérables dans les dispositifs du projet. Pour les autorités comme pour les partenaires, une agriculture résiliente ne peut être durable que si elle est inclusive. À travers cette deuxième session du Comité de pilotage, le pays entend ainsi franchir une nouvelle étape dans la modernisation de leur agriculture et poser les bases d’un développement rural plus solide, productif et durable.
Mmagaza
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