La Gazette

des Comores

Fraude à la CAF : Dhoulkamal recherché par la justice française

Fraude à la CAF : Dhoulkamal recherché par la justice française © : HZK-LGDC

L’affaire Dhoihir Dhoulkamal connaît un nouveau rebondissement, mettant en lumière la volonté de la justice française d’obtenir des réponses sur les accusations de fraude qui pèsent contre lui. Depuis novembre 2020, une enquête préliminaire est en cours concernant des détournements présumés de 251 000 euros auprès de la Caisse Générale de Sécurité Sociale et de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) de La Réunion. Cependant, malgré les investigations menées par la section de recherches de Saint-Denis, l’ancien ministre des Affaires étrangères des Comores demeure introuvable.


Jusqu’en juillet dernier, Dhoulkamal bénéficiait de l’immunité diplomatique, ce qui le mettait à l’abri d’éventuelles poursuites en France. Mais depuis son départ du gouvernement, il est désormais justiciable devant les tribunaux français. Face à son absence persistante, le parquet de Saint-Denis a émis un mandat de recherche internationale à son encontre. La magistrate, Véronique Denizot a d’ailleurs souligné les difficultés rencontrées pour le localiser. Toutefois, dans ce contexte où les tensions entre la France et les Comores sont ravivées – notamment en raison des initiatives françaises pour renforcer leur présence à Mayotte et pour intégrer l’île en tant que membre à part entière de la Commission de l’Océan Indien – certains pourraient voir dans cette affaire un levier de pression politique de la France de tordre le cou aux Comores avant le sommet des chefs d’Etats de la COI qui doit se tenir à Antananarivo au mois d’avril prochain.

 

Un sommet auquel le chef de l’Etat, Azali Assoumani doit prendre part à en croire un communique du ministère des affaires étrangères sorti la semaine dernière. En tout cas il ne peut être autrement, car lors de cette rencontre diplomatique, les Comores vont prendre le flambeau de la présidence tournante de la COI. Il est néanmoins essentiel de rappeler que, malgré les soupçons, Dhoihir Dhoulkamal demeure présumé innocent tant qu’aucune condamnation judiciaire ne vient établir sa culpabilité. Reste à savoir si la justice française parviendra à mettre la main sur lui et à lui donner l’opportunité de répondre aux accusations.

 

Cette affaire fait en tout cas l’écho d’une autre affaire actuellement jugée en France : celle du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de 2007 en France ou l’ancien président, Nicolas Sarkozy et deux de ses anciens ministres (Hortefeux et Guéant) risquent la prison. Dans cet imbroglio politico-judiciaire, l’ancien président français risque au minimum, dix ans de prisons. Décidément, politique et argent ne font jamais bon ménage.

 

Imtiyaz

 


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