Le Lycée de Moroni a célébré samedi dernier la fête des sciences. La cérémonie a vu la participation du directeur de cabinet du ministre de l'éducation, des représentants de l'Union européenne et de l'ambassade de France, ainsi que le doyen des inspecteurs pédagogiques des Comores. Une occasion pour apprécier le savoir faire des élèves scientifiques.
La 17ème édition de la fête des sciences s’est déroulée samedi dernier au Lycée Said Mohamed Cheikh de Moroni, emboitant le pas au Groupe scolaire Fundi Abdoulhamid. Cette manifestation est perçue comme une aubaine pour les élèves de se mettre dans la pratique et montrer leur savoir faire dans l’apprentissage de la science. « Nous sommes réunis aujourd'hui pour célébrer le 17ème édition de la fête des sciences, dont la première remonte en mai 1996, sous la houlette du ministre de l'éducation nationale de l'époque, Mr Mouzaoir Abdallah. Sachant que la quatrième édition a été organisée en 2001, honorée par Azali Assoumani », a fait savoir Mohamed Ali Abdallah provisoire du Lycée de Moroni.
« Les sciences expérimentales au service de l'émergence de notre pays », lit-on dans une banderole déployée à l’intérieur du lycée de référence de l’archipel. Selon le proviseur du LSMCM, la fête des sciences de cette année peut se résumer en quelques verbes : manipuler, jouer, expérimenter, dialoguer, découvrir, comprendre, imaginer, et créer. « Lorsque vous allez visiter les stands, vous allez voir que nos enfants ne manquent pas d'imagination, de créativité, d'énergie, de savoir faire », avance-t-il, avant d’ajouter que « cette journée est l’occasion de dialoguer avec eux et chercher à comprendre l'objectif de leur exposition ».
A son tour, Nourdine Salim directeur de cabinet du ministre de l'éducation montre que la vie sur terre commence par la science. Tout cela pour montrer son importance dans la vie humaine. « Si vous regardez, les pays qui sont en avance aujourd’hui, c'est grâce au développement de la science. Donc, il faut se donner pour l'amélioration de la science dans notre pays », dit-il. Faisant un tour dans les stands, Fatima Mohamed, une élève de la Première D au Lycée de Moroni expose le lien qui existe entre l'eau et la plante. Et surtout l’eau naturelle. « J'ai trois plantes et je les ai mises dans trois bouteilles. Il y a une qui n'a pas de l'eau, une autre avec de l'eau naturelle et d’autre avec de l'eau salée. Comme vous voyez, celle qui n'a pas d'eau, la plante est morte. Celle qui a de l'eau salée, la plante est en train de s'effondrer. Et celle qui a de l'eau naturel, elle pousse bien », explique-t- elle. Et d’ajouter que « Tout cela pour vous dire que les plantes ont besoin d'eau naturelle. Et que ce sont seules les mangroves qui peuvent rester dans l'eau salée ».
Nassuf Ben Amad
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