La Gazette

des Comores

Gestion de déchets: BGI veut tourner la page du dépôt sauvage à Mohéli

Gestion de déchets: BGI veut tourner la page du dépôt sauvage à Mohéli © : HZK-LGDC

À Fomboni, le site de Mbouyou wa Madji veut changer de visage. BGI (projet « Biodiversité et Gestion Intégrée) I, les autorités de Mohéli, le PNUD et le Fonds pour l’environnement mondial (GEF) ont lancé une démarche visant à mettre fin aux dépôts sauvages, renforcer la collecte des déchets et transformer progressivement cet espace en un site plus propre, végétalisé et attractif.


Le message porté dimanche 30 août est sans ambiguïté : Mbouyou wa Madji ne doit plus être considéré comme un simple dépôt d’ordures. Baptisée « Journée Urahafu » par le ministre de l’Environnement chargé du Tourisme, Abubacar Ben Mahmoud, cette mobilisation a réuni les autorités de l’île, les responsables de l’environnement et les différents partenaires du projet BGI. Pour Nasser Boura, cette présence collective doit marquer un changement de perception du site. « Le but est de montrer que Mbouyou wa Madji n’est pas un dépôt », a-t-il déclaré, estimant que les moyens récemment mis à disposition doivent permettre de lui donner « une autre image ». Cette nouvelle dynamique intervient après la remise d’un camion-benne et de trois motos, destinés à renforcer la collecte des déchets à Mohéli.

Le dispositif doit couvrir une zone allant de Moimbassa jusqu’à Djando. Les déchets collectés seront ensuite acheminés vers le site prévu à Nkagani, dans la région de Djando, afin de réduire les dépôts sauvages et d’améliorer leur gestion. Pour Abubacar Ben Mahmoud, cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de lutter contre les dépôts anarchiques. Le choix de Mbouyou wa Madji n’est pas anodin : situé dans la capitale de l’île, le site renvoie actuellement une image peu valorisante. L’ambition affichée est désormais d’en faire, à terme, « un parc attractif ». La stratégie ne se limite toutefois pas à la collecte. Avec l’appui du PNUD et du GEF, des bio digesteurs doivent notamment être installés dans les principales capitales des Comores.

À Fomboni, ils pourraient contribuer à transformer une partie des déchets organiques en biogaz et en compost, favorisant ainsi leur valorisation. La végétalisation constitue également un volet important du projet. Des arbres ont été plantés au niveau de la CERDE de Fomboni et une citerne a été installée pour assurer leur arrosage durant la période sèche. Mais la transformation durable de Mbouyou wa Madji reste conditionnée à la clarification de son statut foncier, afin d’identifier son propriétaire légal et de sécuriser les futures interventions. Au-delà des équipements, les promoteurs du projet misent sur l’adhésion de la population. Le ministre appelle ainsi les Mohéliens à participer à cette nouvelle dynamique, estimant que la réussite de la démarche dépendra de l’implication de tous.

Riwad


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.