La Gazette

des Comores

Gouvernance des paysages marins : « Régénérer le paysage marin pour les personnes, le climat et la nature »

Gouvernance des paysages marins : « Régénérer le paysage marin pour les personnes, le climat et la nature » © : HZK-LGDC

Dans le cadre du projet Resea, qui vise à améliorer la résilience climatique dans cinq communautés – le Kenya, la Tanzanie, le Mozambique, les Comores et Madagascar –, un atelier s'est tenu les 18 et 19 février dans les locaux du CRDE de Fomboni, Mohéli. Cet atelier portait sur l'importance de la dimension biologique dans l'économie bleue.


Selon le formateur, l'objectif du projet concernait uniquement les Comores en raison de leur richesse en biodiversité. Plusieurs partenaires sont engagés dans cette initiative, notamment ULIOMSA, CI (une organisation de conservation), ainsi que d'autres acteurs, des organismes de conservation et des institutions gouvernementales concernées. La séance s'est poursuivie par des exercices pratiques visant à approfondir la compréhension des enjeux abordés. Parmi les thématiques traitées figuraient les aspects socio-économiques, la gestion des crevettes, le manque de données sur l'exploitation des tortues à Mohéli, ainsi que sur les échinodermes.

Un constat majeur a été fait, l'absence de cadre juridique adéquat pour la sensibilisation aux lois environnementales, ainsi que le besoin d'une meilleure médiation entre savoirs scientifiques et culturels afin d'assurer une harmonisation au sein du cadre mondial de la biodiversité à Mohéli. La deuxième journée de l'atelier a porté sur la riziculture, mettant en évidence plusieurs lacunes, notamment un manque de mécanismes de financement durable et une insuffisance d'efficacité dans les pratiques actuelles. Les principales initiatives et perspectives discutées incluent la co-organisation d'événements, notamment la Journée de la Terre Maman (JTM). L'accent a également été mis sur l'importance des repères biologiques tels que les poulpes, ainsi que sur les interventions liées aux énergies solaires.

L’atelier a souligné aussi la nécessité d'une expertise internationale spécialisée en finance, ainsi que d'une spécialisation du Schéma d'Aménagement du Territoire (SAT) de Mohéli. Une demande de soutien technique a été formulée auprès de l'UICN pour l'organisation de ces ateliers. Les résultats attendus incluent, entre autres, la production de comptes rendus sur les divers ateliers dédiés à l'étude des structures de gouvernance existantes. De plus, un rapport d'analyse des lacunes identifiées lors des ateliers, accompagné de recommandations pour améliorer la gestion des paysages marins, a été rédigé.

Riwad

 

 


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