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des Comores

Greve des enseignants du public / Les enseignants campent toujours sur leur position

Greve des enseignants du public / Les enseignants campent toujours sur leur position © : HZK-LGDC

L’appel du sit-in des enseignants a été massivement suivi. Moussa Mfoungouliyé, le secrétaire général de l’intersyndicale parle d’une réussite. D’après lui, le sit-in va continuer jusqu’à ce qu’ils soient entendus par le gouvernement. Toutefois, l’intersyndicale des agents de l’éducation n’exclut pas de faire une marche pacifique pour revendiquer leurs droits.


Depuis le matin, de nombreux enseignants et agents de l’éducation nationale se trouvaient à l’entrée du Lycée Said Mohamed Cheick de Moroni avant l’arrivée de la gendarmerie qui leur a exigé de rentrer à l’intérieur par mesure de sécurité de la route. Les responsables des syndicats des enseignants ont tous pris la parole pour faire le point de la situation. Chabane Mohamed, professeur en Histoire-Géo appelle à un autre sit-in ce jeudi 19 septembre, jour fixé par le gouvernement pour la rentrée scolaire 2019/2020 pour les élèves. « J’appelle tout le monde, même les enseignants de l’université à venir nous rejoindre pour un grand sit-in  ici, au Lycée Said Mohamed Cheik », clame-t-il avant d’annoncer que « les sit-in vont continuer jusqu’a avoir gain de cause ».

Pour sa part, Moussa Mfoungouliyé, le secrétaire général d’intersyndicale explique qu’il y a plusieurs actions à entreprendre jusqu’à ce que le gouvernement décide de réagir. « Nous allons tout faire pour qu’on soit entendu. S’il faut descendre dans la rue pour se faire entendre, on va le faire. Mais nous ne voulons pas en arriver là, parce que nos dirigeants savent qu’il s’agit de revendications qui sont légitimes » avance-t-il. Il se réjouit aussi de la réussite de la grève et appelle en retour à l’unité des enseignants. « Certains disent que nous sommes manipulés par l’opposition. Nous sommes quand même des responsables qui réclamons des droits. Et tout cela n’a rien à voir avec la politique », balaye-t-il d’un revers de la main.

Le porte-parole de l’intersyndicale révèle qu’une rencontre a eu lieu avec le collectif des écoles privées et c’est pour leur demander de fermer leurs écoles pour que nous soyons entendus. « Nous attendons une réponde de leur part. Et une fois qu’elle serait positive, nous allons passer à la phase supérieure », indique-t-il. Pour rappel l’intersyndicale a consigné 11 points des revendications déposé au bureau du secrétaire général du gouvernement depuis le 2 mai dernier et depuis ce jour-là, aucune réponse n’a été donnée.

Ibnou M. Abdou

 


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