Les autorités continuent d’afficher leur indifférence face aux revendications des enseignants et du personnel administratif de l’université des Comores. Lors d’un point de presse organisé le 3 juillet dernier par le syndicat des enseignants (Sneuc), les syndicalistes annoncé le boycott des sessions universitaires et de rentrée académique 2024-2025.
Jusqu’à ce jour le syndicat des enseignants à l’université des Comores et celui du personnel administratif de la même institution n'ont pas eu un gain de cause sur leurs revendications. Devant la presse le mercredi dernier, le secrétaire général du Sneuc Abdou Saïd Mouignidaho a fait le point sur la grève déclenchée la semaine dernière à l’université. « La grève est très bien respectée au niveau national. Toutes les activités universitaires sont au point mort. Toutefois, le gouvernement ne réagit pas encore. Nous tenons à préciser qu’aucune reprise n’est possible si nous n’ayons pas eu une réponse favorable à nos doléances ».
Et de regretter que dans le statu quo actuel, « le déroulement des sessions universitaires et même la prochaine rentrée universitaire sont incertains ». Ainsi, le conférencier a dit espérer une probable réaction du nouveau gouvernement. Sinon l’avenir des étudiants est en jeu. Concernant les revendications des enseignants, on rappelle qu’il s’agit du paiement des arriérés de salaires des mois précédents (avril, mai, juin), puis le renouvellement des instances universitaires, dont le conseil d’administration et le conseil scientifique, et surtout l’élection du président de l’université dans les formes requises. Si un terrain d’entente n’est pas trouvé entres les autorités et les grévistes, les étudiants n’auront pas la chance de connaître leurs résultats de fin d’année, n’en parlons plus d’une hypothétique rentrée académique 2024-2025.
Kamal Gamal
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