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des Comores

Halte ! Ne me jette pas par terre

Halte ! Ne me jette pas par terre © : HZK-LGDC

Dans les rues, aux marchés, dans les carcasses des voitures, les masques chirurgicaux déjà utilisés trainent partout. Une méthode jugée inapproprié pour un pays qui compte 129 décès du coronavirus. Le docteur Faouzouz Aboubacar recommande fort de jeter son masque dans un sac poubelle disposant d’un système de fermeture fonctionnelle ou le bruler à défaut d’utiliser un masque en tissu utilisable après 30 lavages.


Les masques dits chirurgicaux causent des impacts perceptibles et invisibles. Cette lente  dégradation de ces déchets passe par de multiples phases de segmentation pouvant entraîner la libération de microparticules transportées par l'air et sur des longues distances. Bien que des nouvelles études montrent que les masques chirurgicaux peuvent être réutilisés après 10 lavages, l’information reste encore à certifier. Dans le pays, ces masques jonchent les rues comme le cas de nombreux déchets. Pour les médecins, il est primordial que l’on trouve une manière adéquate pour gérer les masques utilisés.

Après utilisation, il doit être jeté dans un sac poubelle dédié, résistant et disposant d'un système de fermeture fonctionnelle. Le docteur Fouzouz Ben Aboubacar Médecin, épidémiologiste de terrain est revenu sur la question qui intéresse pas mal des gens surtout dans un pays où le laisser à aller prend toujours le devant. Selon lui, les masques jetés par terre peuvent être source d’accroissement de la pandémie. « Il faut être responsable. Après usage, l’utilisateur doit  jeter son masque dans un sac fermé dédié uniquement à ces déchets si c'est à domicile ou autres lieux afin d'éliminer toute trace possible du virus. Les masques doivent être brûlés puisque il n'y a pas de centre destiné à assurer le traitement de ces masques», souligne t-il.

 Cependant, certains enfants non surveillés jouent avec ces masques, ce qui frappe à l’œil nu. Ces derniers  peuvent être vecteurs de la maladie dans les ménages.  « Nous aurons toujours du mal à éliminer les traces du virus. La meilleure solution c'est de sensibiliser la population à utiliser les masques en tissu qui peuvent être lavés jusqu'à 30 fois », conscientise t-il.

Malgré le durcissement des mesures barrières, le non port de masque reste toujours d’actualité. Dans les marchés surtout à Volo-volo, certaines personnes ne portent pas le masque, aucune distanciation sociale n’est observée. Pendant que  le pays comptabilise à ce jour 129 décès un nombre explosif pour un pays de 90.000 habitants.  Ils sont nombreux qui portent leur masques au menton qu’au nez comme la recommandation l’exige. Cet épidémiologiste appelle la population à appliquer ces mesures car selon lui, c’est la seule manière de sauver le pays de l’impasse. « Continuons d’appliquer les mesures. Cette dernière semaine, nous avons observé une diminution de nombre de cas. Espérons que l'immunité collective (la grande partie de la population ont développé des anticorps contre covid-19 de cette deuxième vague) reste déjà présente au sein des individus. Donc avec quelques efforts pour respecter les mesures barrières, la population pourrait à nouveau respirer une bonne atmosphère riche en oxygène », conclut-il.

Andjouza Abouheir

 


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