À Ndrondroni, une formation de quatre mois en couture destinée exclusivement à des femmes en situation de handicap s’est achevée mardi 29 septembre. La cérémonie de clôture a été marquée par la remise de certificats, la présentation des travaux réalisés et la distribution de kits de couture destinés à permettre aux bénéficiaires de poursuivre leur activité.
La formation, organisée dans le cadre du projet RISEC, a réuni des femmes en situation de handicap autour de l’apprentissage de la couture et de l’artisanat. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités insulaires, dont la gouverneure de Mohéli, ainsi que de plusieurs partenaires du projet. Pour Mohamed Abdoulhamid, coordonnateur national du projet RISEC et point focal de l’Organisation internationale du travail (OIT) aux Comores, cette initiative constitue une étape importante vers l’autonomisation économique des bénéficiaires. « Aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir accompli cette formation. C’est une formation de couture assurée par une femme elle-même en situation de handicap, Moinaecha Ahamada », a-t-il expliqué. Il précise que les participantes ont reçu des certificats, mais également des kits leur permettant de continuer à pratiquer et à se perfectionner pendant plusieurs mois sans avoir à investir immédiatement dans du matériel.
L’une des particularités du programme réside justement dans l’accompagnement de la formatrice. Le projet a contribué à la création et à l’enregistrement légal de son entreprise, baptisée Moinaïcha Couture. L’objectif est de faciliter l’insertion professionnelle des femmes formées, qui pourront poursuivre leur apprentissage, produire et éventuellement intégrer l’entreprise. « Nous avons également accompagné la formatrice dans la création de son entreprise, qui est aujourd’hui légalement enregistrée. Elle pourra accueillir directement certaines des bénéficiaires et leur permettre de continuer à se perfectionner », a indiqué Mohamed Abdoulhamid.
De son côté, Moinaecha Ahamada s’est dite satisfaite d’avoir pu transmettre son savoir-faire à des personnes confrontées à différentes formes de handicap. « Je suis très contente d’avoir été bien accueillie à Ndrondroni et surtout d’avoir pu réaliser cette formation auprès de personnes en situation de handicap. Certaines ne parlent pas, d’autres n’entendent pas, mais elles ont quand même réussi à suivre la formation », témoigne-t-elle. Le coordonnateur national du projet RISEC appelle enfin les familles à saisir les futures opportunités de formation afin de favoriser l’accès des jeunes en situation de handicap au marché du travail.
Riwad
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