La note portant hausse des tarifs des documents d’état-civil ne fait pas régir que sur la toile. A Koimbani, chef-lieu de la région d’Oichili, au nord-est de Ngazidja, une manifestation a eu lieu lundi dans la matinée d’hier lundi.
La colère rependue sur internet à cause de la hausse des prix des documents d’état-civil gagne aussi la rue. Ou presque. Ce lundi, des citoyens de la région d’Oichili sont descendus dans la rue pour protester contre ladite décision. Les manifestants qui n’étaient pas trop nombreux s’étaient réunis à Koimbani, le chef-lieu, munis de pancartes et d’un mégaphone. « Non à la hausse des tarifs », tel fut le grand mot, le maître-mot lors de cette marche pacifique qui aura duré moins d’une heure de temps.
Cette manifestation intervient quelques jours seulement après la publication en fin de la semaine dernière de l’arrêté signé par le ministre des Finances depuis le 27 janvier. La décision est critiquée, décortiquée et mise en charpie par la population. La Fédération des Consommateurs comoriens, inaudible ces derniers temps, est sortie de son mutisme, qualifiant ledit arrêté de « cruel ». « On en a marre. Nous demandons au ministre de penser un peu à nous », rouspètent les manifestants.
Pour rappel, les frais de l’acte de naissance par exemple sont passés de 1500 Fc à 2500 francs, le certificat de résidence est à 5000 Fc contre 1500 Fc auparavant, l’acte de décès est fixé à 5.000 Fc contre 1500 Fc. Pour ce qui est de l’acte de mariage, il est fixé à 7.500 Fc contre 1500. L’acte de divorce coute quant à lui 10.000 Fc contre 1500 Fc… « Maintenant ils taxent les nouveaux nés et les morts pour financer leurs privilèges », s’amuse le rappeur engagé Cheikh Mc. Rappelons qu’en janvier 2020, les commerçants avaient observé une grève de 72 h à cause de la hausse des tarifs douaniers.
Andjouza Abouheir
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