La Gazette

des Comores

Hikima Ahamada Soihib retrouvée morte, étranglée

Hikima Ahamada Soihib retrouvée morte, étranglée © : HZK-LGDC

Hikima Ahamada Soihib, employée d’une société de transfert d'argent, a été retrouvée morte ce samedi 1er février à Mnoungou, dans la région du Hamahamet, dans des circonstances troubles. Selon le procureur de la République, la jeune femme a été retrouvée « étranglée », son corps abandonné dans un fût. Une enquête a été ouverte pour traduire en justice les responsables de cet acte odieux. Pour l’heure, un suspect est entre les mains de la gendarmerie, trois autres personnes seraient activement recherchées.


Un choc ! Le pays est en deuil depuis ce samedi 01 février, après la découverte macabre du corps d’Hikima Ahamada Soihib, une jeune femme âgée d’une vingtaine d’années, employée dans une agence de transfert d'argent à M’béni. Disparue dans la nuit de vendredi à samedi, elle avait quitté M’béni pour se rendre à Moroni, où elle devait récupérer une somme importante pour son employeur. Mais elle n’est jamais revenue. Son corps sans vie a été retrouvé samedi, entre Ifoundihé et Mnougou, dans la région de Hammamet, plongeant toute la nation dans la consternation. Ce drame a provoqué une onde de choc au sein de la population, qui dénonce une insécurité grandissante et l’inaction des autorités. Hikima Ahamada Soihib, qui transportait la somme de 10.370.000 francs comoriens, selon le procureur, a été signalée disparue après son départ de Moroni, vers 15h, où elle avait retiré les fonds à Exim Bank. Inquiets de son absence prolongée, sa famille a lancé une alerte, et les habitants de M’béni se sont mobilisés toute la nuit pour tenter de la retrouver. Ce n’est que le matin que le corps de la jeune femme a été retrouvé lors d’une battue organisée par les habitants.

Les circonstances de sa mort restent floues, et l'enquête, confiée à la gendarmerie devra déterminer les causes exactes de ce drame. Cependant, le procureur de la République, Abdou Ismaïl, a indiqué que la victime avait été étranglée, après un examen du corps réalisé par le médecin-chef de l'hôpital de M’béni. Il a également révélé que le téléphone de la victime avait été localisé près de Bahani avant qu’elle ne cesse de donner signe de vie, déclenchant ainsi l’inquiétude de ses proches.

Sur les réseaux sociaux et dans les lieux publics, les Comoriens sont en colère et exigent justice. « Ce n’est pas seulement M’béni qui est touchée, c’est toute la nation qui pleure », a déclaré Fundi Ahmed Mouhydine, ancien cadi de Hamahamet, lors de l’enterrement. Il a souligné que la sécurité des agences de transfert d'argent, fréquentées par des milliers de personnes, devrait être une priorité. De son côté, le Cadi Saïd Ismaël, notable de la ville, a appelé à l'unité et à ne pas politiser cette tragédie, insistant sur la nécessité de mettre fin à la criminalité.

Ce meurtre s’inscrit dans une série de violences récentes aux Comores. En novembre dernier, un caissier d’une autre agence située au nord de Moroni a été attaqué par deux individus qui l’ont agressé sauvagement au couteau. Bien que grièvement blessé, il a survécu, et ses agresseurs ont été identifiés et arrêtés. Dans le pays, aucune mesure sécuritaire n’est mise en place pour protéger ces agents, qui transportent des sommes importantes dans les transports en commun. Il est grand temps que les employeurs prennent leurs responsabilités et que les autorités mettent en place des mesures concrètes pour protéger les citoyens, notamment ceux manipulant de grosses sommes d'argent.

Aujourd'hui, Hikima n'est plus, mais son nom ne doit pas tomber dans l'oubli. Son meurtre doit être élucidé afin que justice soit rendue. Pour elle, pour sa famille, et pour toutes les victimes de violence. Les autorités ont promis de mettre la main sur les responsables de ce crime. Espérons que cette promesse se concrétise rapidement et que cet événement tragique serve de signal pour une action plus ferme contre l’insécurité qui gagne du terrain dans le pays.

Ibnou M. Abdou

 

 

 

 


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