Arrêté et placé en mandat de dépôt depuis deux mois, Abdallah Abdou Hassane alias Agoi, victime d'agression physique selon son avocat se trouve dans un état critique à la Maison d’arrêt de Moroni. Le médecin traitant demande une hospitalisation d'urgence et la chambre d'accusation se prononcera ce mardi 16 mars.
Emprisonné depuis deux mois, le président du mouvement « Daoula Ya haki» Abdallah Abdou Hassane se retrouverait dans un état critique qui demande une hospitalisation d'urgence. Selon les informations, sa maladie serait consécutive aux coups qui lui ont été infligés depuis son arrestation. Un de ses avocats affirme qu'un médecin l'a consulté et a montré que son état requiert une hospitalisation d'urgence. « La demande a été déposée chez le juge d’instruction, qui a par la suite donné son aval mais le parquet a fait des objections. Ce mardi on saura la décision finale car le dossier passe en chambre d'accusation », précise Me Fahar tout en précisant qu'il y a d'autres avocats qui suivent de près le dossier en l’occurrence Me Ibrahim Mzimba.
De son côté, le procureur général Soilihi Djaé fait savoir que le protocole a été chamboulé. Selon lui, dans les normes, le détenu devrait être examiné par le médecin soignant du service pénitencier, chose qui n'a pas été faite. Accusé d'avoir refusé son hospitalisation, ce dernier balaie d'un revers de la main ces allégations. « Je n'ai jamais interdit son hospitalisation. J'ai demandé une contre-expertise car en effet, dans son certificat, on lui a demandé de faire des examens et un bilan. Les examens en questions n’ont pas été faits. Comment savoir de quoi il souffre et dans quel hôpital l’on doit l’envoyer exactement. Donc demain la chambre d'accusation va trancher sur la question », explique-t-il.
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC