Les jeunes d’Ifoundihé Chamboini au sud-ouest de Ngazidja ont barré hier lundi la route nationale RN2 pour manifester leur mécontentement contre la hausse des tarifs du transport en commun. Hier après midi, un consensus a été trouvé entre Ifoundihé Chamboini et le syndicat Usukani Wa Masiwa. Les passagers vont finalement payer les 750 FC, le tarif habituel.
Les jeunes d’Ifoundhihe Chamboini au sud-ouest de Ngazidja ont décidé hier lundi 30 janvier de barrer la RN2 afin de trouver une solution face à la hausse des tarifs du transport en communs, imposée par certains chauffeurs. Une situation qui impacte leur quotidien. Selon notre informateur sur place, depuis la hausse du carburant, le frais de transport en commun de la ligne Moroni-Mbadjini sud-ouest est fixé à 750 FC. Malheureusement, certains chauffeurs ne l’appliquent pas selon les passagers du village. Certains font payer 1000 FC au lieu de 750 FC.
Dimanche dernier, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Selon notre interlocuteur, un vieux couple a pris un bus de Bangoi dans le Hambou jusqu’à Ifundihé, mais arrivé sur le lieu, le couple a été obligé de payer 1.500 FC au lieu de 1000 FC. Ce dernier a refusé de payer cette somme. Le chauffeur a commencé à lancer des injures qualifiant les villageois de « mesquins ». Sur place, un jeune d’Ifoundihé a réagi contre les propos du chauffeur d’Ouropveni. « Cette altercation a entrainé une climat tendu dans la localité. Une réunion d’urgence avec la cellule d’Usukani wa masiwa a eu lieu. Malheureusement ces derniers n’ont pas répondu à l’invitation », confie notre source.
Ce lundi matin, ces jeunes ont décidé de barrer la route pour les bus de transport en commun de toute la zone jusqu’à la satisfaction de leur doléance. Certains ne l’ont pas entendu de cette oreille. À bord d’un bus, un jeune de Dzahadjou Mbadjini a décidé d’en venir aux mains. Ce dernier a agressé un jeune d’Ifoundihé avec un couteau. Ce qui a envenimé l’affaire. Le blessé a été transporté aux urgences de l’hôpital El-Maarouf. À l’heure où nous bouclions ces quelques lignes, les forces de l’ordre et Usukani Wamasiwa se sont rendus sur place afin d’apaiser la situation et un consensus semble avoir été retrouvé entre le village d’Ifoundihé et le syndicat. Il a été convenu que les chauffeurs doivent respecter les tarifs en vigueur, c’est-à-dire 750 FC sinon des sanctions en découleront.
Andjouza Abouheir
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